La raffinerie de Djarmaya où officie un fils du président Idriss Déby est devenue une chasse gardée d’un des fils de Déby qui fait du PP (un label des emballages plastiques à base de polypropylène) sa propre affaire. Ce dérivé de produits qu’on trouve que dans les raffineries permet de fabriquer les pots de yaourt, des nattes en plastiques, des chaises, des bouteilles de laits pour les industriels.

Nos compatriotes ne prêtent pas attention à cela, car leurs yeux sont rivés sur le pétrole, mais le PP se négocie à prix d’or sur le marché, et jamais au ministère des Finances on a daigné chercher à savoir que cela peut produire des recettes pour le pays.

Seid Idriss Déby qui négocie avec des Nigérians, des Soudanais et des Camerounais informe-t-il la trésorerie de l’État ? La question reste posée. À l’heure où on demande à tous de faire des efforts pour que les fonctionnaires soient payés et que les caisses de l’état sont vides, il y a lieu d’aller chercher l’argent des Tchadiens là où il existe. Chaque tchadien a le droit de réclamer la vérité sur la gouvernance du pays, et l’injustice ne doit pas prédominer inlassablement. Le pétrole à plusieurs dérivés susceptibles d’augmenter les recettes du pays. Nos compatriotes fonctionnaires ne doivent pas demeurer dans la précarité absolue. Un individu ne doit pas toujours s’enrichir sur le dos des autres. Il n’y a pas lieu de se taire.

Tchadanthropus-tribune

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