Ouvert lundi, le procès des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad avait été directement renvoyé à ce mercredi. Le groupe politico-militaire est à l’origine de l’offensive lancée sur Ndjamena en avril 2021 qui a causé la mort du président Idriss Déby.

 

Au Tchad, 454 membres du Fact sont poursuivis notamment pour assassinat du chef de l’Etat, terrorisme, enrôlement de mineurs et atteinte à la sécurité de l’État. Après son ouverture lundi, le procès avait été renvoyé au mercredi 15 février, à la demande des avocats des membres du groupe politico-militaire qui n’ont pris connaissance des dossiers de leurs clients seulement ce week-end.

D’après l’un des avocats des rebelles, maître Francis Lokouldé, le procès a donc repris normalement mercredi matin dans la grande salle d’audience de la maison d’arrêt de Klessoum. Mais la séance n’a duré qu’une heure, car après la comparution de deux accusés, une grenade lacrymogène a explosé dans la salle.

La faute reviendrait à un membre de la garde nomade, cette unité militaire qui depuis peu est chargée d’assurer la sécurité des magistrats. Le garde en question aurait fait preuve d’imprudence avec son équipement. Il s’agirait donc d’un simple accident. Le président de la cour d’appel de Ndjamena a été obligé de suspendre l’audience. La date de sa reprise n’a pas encore été fixée.

 

Le Tchadanthropus-tribune avec Rfi

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