Le blocage de la raffinerie de Djarmaya, du 16 au 23 septembre, a été le résultat d’un vif accrochage entre le DG chinois de la Société de raffinage de N’DjamenaXu Zhihong, et son adjoint Seid Idriss Déby, fils du président Idriss Déby Itno Le gouvernement tchadien détient 40% de cette joint-venture et aurait décidé d’allouer certaines lignes budgétaires du site à des priorités gouvernementales ainsi que de procéder à des nominations. Ces décisions auraient été prises lors des congés, courant septembre, de Xu Zhihong, représentant la CNPCchinoise, propriétaire des 60% restants de l’usine et qui en est l’opérateur. A son retour, Xu Zhihong aurait suspendu la production et refusé de payer les employés locaux pour protester. Idriss Déby aurait posé un ultimatum à la CNPC : limoger leur directeur ou fermer la raffinerie. Après plus d’une semaine de pénurie de carburant à N’Djamena, le ministre de l’énergie Boukar Michel s’est finalement rendu sur les lieux les 22 et 23 septembre pour négocier un accord, permettant la reprise des activités de Djarmaya. Le 25 septembre, Idriss Déby a en outre reçu au palais présidentiel le vice-président chinois de la CNPC, Wang Baoji.

La raffinerie a ouvert en 2011 et produit 20 000 b/j, de quoi satisfaire la demande nationale en carburant ainsi qu’exporter dans les pays voisins.

La lettre du Continent

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