Plusieurs sorties mettent l’accent sur la date du 10 mai 2022. Mais attention à la surenchère…

Jusqu’à preuve de contraire, les parties gouvernement et oppositions politico-militaires travaillent du moins consciemment pour arriver à un accord. Y’a-t-il des agendas cachés face à l’accentuation des communiqués et sorties sur l’insistance de la date du 10 mai 2022 ? Tout le monde, peuple tchadien, certains ministres au gouvernement, partenaires internationaux, la majorité de l’opposition à l’intérieur, les importants groupes politico-militaires, les partenaires qataris, tout ce monde ne sont pas prêts au sens vrai du terme pour faire ce dialogue le 10 mai 2022.

Jusqu’à ce mercredi 20 avril 2022, le médiateur n’a pas encore réuni les divers groupes afin que chacun ne puisse faire sa contre-proposition au draft de la partie gouvernement. Donc il ne sert à rien de précipiter les choses à la date du 10 mai 2022 sachant que quoi qu’il arrive, la transition ira sur 36 mois, alors faisons les choses dans les normes, sans mettre de pression à tout le monde.

Si le communiqué du ministre de la Communication était mal tombé au moment de son annonce, celui du PCMT explique le bien-fondé de sa posture et l’engagement pris vis-à-vis du peuple tchadien et de la communauté internationale, mais la réalité des faits et les déroulements des choses font que si l’on insiste absolument sur la date du 10 mai 2022, rien n’est sera crédible par définition à l’idée première qui a enthousiasmé tous nos compatriotes.

Cela étant, la sortie du ministre des Affaires étrangères vient timoré les sorties précédentes et tient en haleine les politico-militaires, quoi que si l’on analyse le tweet, d’autres champs d’exploration sont possible en parallèle du dialogue national inclusif et souverain.

Formules et hypothèses

Faut-il y voir une formule à deux variantes ?

Faut-il encore se dire que le dialogue national inclusif et souverain se tiendra tant bien même, et que les négociations à Doha viennent en complément de ce qui sera décidé à N’Djamena ?

Toutes les interrogations sont permises.

Toutefois, il faut le dire sans ambages, que les politico-militaires dans leur quasi-majorité veulent s’inscrire au dialogue national inclusif et souverain, du groupe de Rome, à celui du Qatar et Doha. Mais si tout le monde tient à la date du 10 mai 2022, les politico-militaires prendront acte de leur exclusion de ce dialogue national inclusif et souverain tant chéri et chanté.

Tchadanthropus-tribune

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