Le Rassemblement pour la Justice et l’Egalité au Tchad en abrégé RAJET, tire la sonnette d’alarme, sur les graves cas des exactions perpétuelles sur la communauté toubou, depuis la confiscation du pouvoir par l’illégale junte. Nous prenons pour témoin l’opinion nationale et internationale, sur les actes tragiques qui pleuvent sur la communauté, par les actions de Conseil Militaire de la Transition. Nous sollicitons à la communauté internationale, une commission pour répertorier et déterminer la responsabilité, afin de rendre la justice aux victimes, nous avons les preuves matérielles pour collaborer avec toute commission indépendante.

La chasse aux sorcières de la communauté Toubou du Kanem, de Barh El-Gazel et du BET, est en plein essor dans ses regrettables actions. Cette haine inhumaine déchaînée par la junte, est un gravissime crime perpétré contre l’humanité. Nous avons dénombré plusieurs cas des tortures, des enlèvements, d’emprisonnement et de l’assassinat sous leurs instructions directes, exclusivement sur la communauté Toubou. Cette pression physique et morale, qui hante les populations de cette partie est inadmissible. Personne ne pourra garder un silence, voir défiler sous ses yeux des actes ignobles et apatrides sur nos paisibles compatriotes. Beaucoup des parents et des familles, sont abattus par le choc des disparitions forcées des siens, par les œuvres machiavéliques de la police politique de la junte. Ce cynisme sournois, entretenu de manière mafieuse par les soi-disant autorités de la fameuse transition de tous les échecs, doit s’arrêter immédiatement de saigner le pays. Pendant cette phase transitoire, qui ne reflète aucun entonnoir d’une franche transition que de piller et d’éliminer, doit être combattue comme une force négative. Cette pratique cruelle et moyenâgeuse, visant à décimer une seule communauté, continue son chemin macabre. Les autorités qui sont habilités à protéger les populations, sont avisées par leur hiérarchie pour consumer la communauté Toubou, en se comportant indignement comme des brigands. Cette transition a ébauché une nouvelle dictature plus sévère et plus sanglante, a remplacé cette de trentenaire.

Depuis la disparition brutale de Deby, la descende aux Enfers pour la communauté toubou, elle s’intensifie avec répression et brutalité. Il appert que la junte est en guerre avec cette communauté, en place de la rébellion armée. Chaque jour, est un triste jour pour les populations civiles et militaires appartenant à la communauté toubou. Ils ont déduit la mort Deby sur la communauté, dans cette mentalité de méchanceté, ils serrent et resserrent l’étau autour de cette communauté pour l’étouffer. Cette barbarie animalière orchestrée par la mafia, qui tient la rêne de cette boiteuse gouvernance, est une extrême menace de la justice au Tchad. Cette machine, contribue à augmenter le nombre des veuves et des orphelins, si nous ne prenons pas très tôt nos responsabilités citoyennes, contre cette machine broyeuse des chairs humaines, l’animosité paroxysmique est imminente. Dans un Etat normal, ces paisibles citoyens ne payeront jamais cette lourde barbarie, parce qu’ils ne sont impliqués, ni de près et ni de loin. Des alertes incessantes, qui nous parviennent, sont d’une cruauté inouïe, les populations sont traquées sans aucune raison fondée. Nous demandons à toutes les forces vives de la nation, de nous enjoindre pour contrecarrer cette répression dans le sang.

Des militaires déguisés à des coupeurs de route, avec les moyens de l’armée, entre les principales villes du BET, de BEG et du Kanem, imposent une insécurité criarde. Chaque jour, ces militaires, font leur razzia sur les dos des populations locales, avec le feu vert et la complicité de leurs chefs supérieurs. Ils font la course avec la montre, pour s’enrichir illicitement, en arrachant l’argent et les pépites d’or des pauvres citoyens. Ces citoyens ont mis plusieurs années ou mois, pour en avoir le peu à la sueur de leurs fronts, malheureusement leurs situations sont empirées par ces militaires coupeurs de route. Dans la semaine passée, ces miliciens semeurs de trouble, ont braqué plusieurs véhicules et ont dépouillé plusieurs kilos d’or et de l’argent, entre Faya et Kouba Olanga. Suite à cette insécurité récurrente, sans rescousse de la part des autorités locales, depuis le 23 octobre, les agences de voyage et des transports, ont observé une grève sèche pour manque de l’autorité de l’Etat, ne pouvant leur garantir une sécurité.

Dans cet élan effréné de l’élimination ciblée, entamé par l’actuelle barbarie au pouvoir, risque de nous conduire de génocide asymétrique à génocide systématique. Toutes les preuves des faits génocidaires, sont associées, donc le génocide est en action. En principe les autorités de la République, sont des gages pour la quiétude des populations, malheureusement nous sommes gérés par une bande des gangsters, transformés à des épouvantails pour notre quiétude.

Les missions régaliennes d’un Etat, consistent au maintien de la paix et de la sécurité des populations et de leurs biens. Elles ne devront pas au contraire, servent des instruments des chasses et des expropriations des biens et de l’argent des civils. Notre avenir serait un malheur tranchant encore pire qu’actuelle situation infernale, pour le Tchad en général et pour la communauté toubou en particulier. Les milices sont organisées à des coupeurs, pour spolier les biens des personnes de la communauté toubou, elles rendent aussi le trafic impraticable, en les taxant des amendes excessives sans aucune raison. Plus de trente de la dictature, nous avons cru espérer une nouvelle refondation de l’Etat, au grand dam de notre de nos multiples interpellations, ces plaisantins nous replongent à notre mal gré dans Etat effondré en miniature.

La reconstruction de notre État, serait une mission coûteuse en temps et en moyen, peut être pendant des décennies. Nous rappelons plus responsabilité, pour régner une autorité de l’État, même si ces actes sont encouragés au plus haut niveau. Au vu de tout ce qui se passe dans la région de Borkou, un de chef de canton, le nommé Hassan Kalibou a été mis aux arrêts après avoir dénoncé, l’inaction du gouvernement pour l’effervescence des actes des braquages dans la région. La ville de Faya est mise en état de siège par l’actuelle junte pour asphyxier complément.

Ordjei Abderahim Chaha, Président de RAJET

 

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