Madeleine Alingué, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement d’Idriss Déby a réagi à la publication du rapport de Swissaid sur la gestion des ressources pétrolières au Tchad. Le gouvernement tchadien à travers la voix du ministre (Baila Baila) a fait part de ses interrogations sur cette coïncidence des rapports et autres dénonciations des organismes internationaux. Dans le même élan, Mr 16 fautes, Ahamat Mahamat Hassan, le ministre de la Justice et des droits de l’homme a également qualifié ” d’insinuations politiques de déstabilisation ” le rapport du comité des droits de l’homme de l’ONU sur la République centrafricaine qui porte des accusations sur l’armée tchadienne. Si l’entité gouvernementale sous l’impulsion d’Idriss Déby sort ses griffes, les Tchadiens dans leur ensemble doivent se dire, est-ce que nos gouvernants font leur examen de conscience ? A-t-on des cadres au pays qui puissent faire le recul nécessaire et rectifier le tir au lieu de stigmatiser les autres, comme si nos erreurs ne nous apprennent jamais. La mauvaise gestion du pays, Idriss Déby en personne le crie tous les jours. L’argent du pays est détourné par des voleurs tapis dans le système MPS, donc de l’État. On peut mettre un bémol sur le rapport de l’ONU en RCA, car il y a des Tchadiens musulmans qui ont été massacrés et que cela ne ressort pas clairement dans ledit rapport, mais peut-on cacher les expéditions assassines des officiers militaires proches du régime sur instruction directe du chef de l’État ?

 

Nuire à l’image du Tchad, aucun tchadien ne le voudrait, qu’il soit du régime ou de l’opposition, mais il ne faudrait pas poser des actes délictueux et mettre tous les Tchadiens devant les faits accomplis. Les sorties médiatiques des responsables du régime sont des fuites en avant. Il en ressort très clairement qu’il y aura des militaires qui seront sacrifiés pour sauver la responsabilité et l’aspect pénal d’Idriss Déby, non plus les organisations suisses n’ont pas inventé en un jour un rapport qui énumère les détails les plus affirmés. Il faut faire un examen de conscience et poser des vrais gages, car la confiance n’est pas de mise. Il faut le dire, Idriss Déby a gouverné ce pays par le sang, sans tenir compte des aspects asymétriques de la gouvernance. Les faits sont malheureusement là et très amers. La mauvaise gouvernance est établie, mais personne n’ose le dire ouvertement au pays. La corruption, le clientélisme, le népotisme, les détournements, les assassinats, les arrestations arbitraires, les tortures en prison, l’insécurité, qu’on nous dise si rien de tout cela n’existe ? Qu’on arrête de se dire que c’est toujours les autres. Balayons devant notre porte avant de porter l’index ailleurs. Vous êtes zéro, voilà la réalité… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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