De sources concordantes, le recensement électoral initié par le gouvernement d’Idriss Déby est un échec total. Si quelques députés au centre et dans la région du Chari Baguirmi ont pu sensibiliser leurs militants pour aller se faire recenser, à L’Est et dans la zone méridionale, la population rechigne à aller se faire recenser.

Cela résulte du constat global observé sur la mauvaise gouvernance et l’injustice caractérisée du régime qui délaisse certaines populations à leur strict sort pendant les moments non électoralistes, et vient les solliciter quand le régime Déby voudrait conforter ses méthodes de trucage électoraliste.

En tout dans pratiquement plusieurs partis du pays les gens ne sont pas encore recensés, et s’opposent à cela. Si le régime voulait légitimer ce recensement, il devrait encore attendre au moins un mois avant de conclure définitivement cette démarche.

Depuis quelques jours, et face à cet échec, le régime MPS a envoyé ses représentants vers la zone méridionale afin d’acheter les consciences des chefs de cantons, obligés de pousser les habitants de leur cantonnât vers le recensement électoral.

Lancée depuis le 1er octobre 2020, l’opération de révision du fichier électorale s’achève le 20 octobre conformément au calendrier de la Commission électorale nationale indépendante, CENI.

À 48 heures de la fin de cette opération, nombre de citoyens interrogés indiquent qu’ils ne se sont pas fait enrôler sur la liste. Certains expliquent cette situation par le fait que quelques agents en charge de l’enrôlement ne maitrisent pas les machines et ils sont lents. D’autres par contre indiquent qu’ils ont perdu leur carte d’identité ou passeport donc impossible pour eux de se faire enrôler sans une de ses pièces.

Tchadanthropus-tribune

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