Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) tirent la sonnette d’alarme. Ils pourraient dès le mois prochain suspendre leurs distributions d’aide alimentaire faute de financement. Près d’un million de réfugiés et de déplacés internes sont concernés.

En plus de ses déplacés internes, le Tchad, l’un des principaux pays d’accueil en Afrique, accueille aussi entre autres des réfugiés soudanais, nigérians, camerounais, centrafricains. Et le flux ne cesse d’augmenter. Face au manque de financement, les humanitaires ne distribuent déjà plus que des demi-rations à seulement un tiers des réfugiés et uniquement la moitié de l’année.

« C’est peut-être la première fois qu’on a une cible de bénéficiaires tellement réduite, alerte Laura Lo Castro représentante du HCR à N’Djamena. Même ça, c’est pas du tout garanti pour le mois de mai. Le PAM nous a dit qu’il risque de ne pas avoir de ressources pour continuer les distributions, même à 35%. »

« Sur le plan humanitaire, le PAM d’urgence besoin de 142 millions de dollars pour les prochains 6 mois, prévient Pierre Honnorat, représentant et directeur pays du PAM au Tchad. Si on n’a pas ça, de toute façon, ça sera des problèmes. Mais encore une fois, ce seront des grosses difficultés pour des gens qui n’ont même pas un repas par jour. »

À cela s’ajoutent la sécheresse, les inondations, la flambée des prix des denrées avec cette période de soudure qui s’annonce

Particulièrement difficile. Cette année, près de 2 millions de Tchadiens risquent de se retrouver en situation d’insécurité alimentaire sévère selon le PAM.

RFI

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