Selon notre source proche de la Place de la Grande Armée (siège de la CBLT) le fameux Conseiller militaire n’est pas seulement l’entrepreneur en bâtiment de la place, contrairement à ce que l’on croyait, mais il est aussi le fournisseur et le restaurateur unique de la CBLT/FMM. C’est lui qui a, par exemple, fourni tous les équipements de bureau et les meubles des habitations des Officiers de l’Etat-majeur de la CBLT/FMM, et les a tous importé du Cameroun, et pour ce faire (une gifle de plus au visage des Tchadiens) – il a utilisé le moyen de l’Etat Tchadien. En plus, c’est bien lui qui assure la restauration pour toutes les réunions et conférences de la CBLT/FMM. Et selon la même source, profitant de la tradition chez les militaires de ne pas se plaindre ouvertement en publique auprès de leurs supérieurs, le Colonel restaurateur hypothéquait systématiquement, et la qualité et la quantité de la nourriture à chaque réunion, ce animé par son souci exagérer de faire le profit maximal au dépens du confort des officiers. Décidemment, ce monsieur a un estomac d’autrice !

 

Apparemment, avec celui-ci et ses acabits, fortuitement parachutés au sein de la CBLT/FMM, la situation sécuritaire de la sous-région n’évoluera jamais. Leur appréciation de la situation est tout à fait à l’opposé de l’aspiration de nos populations. Pour les habitants de la sous-région –c’est à dire la sous-région physique et géographique, non pas la sous-région administrative qui couvre la superficie de tous les Etats membres dont certaines des régions ne font pas partie du Basin du lac Tchad, la situation est suffisamment grave et désespérée que l’on ne puisse penser qu’à la vie humaine. Pour ceux-ci, vaincre Boko Haram est une question de leur survie même en tant que peuple, en tant que nation. Par contre, pour ce Colonel et compagnies c’est une occasion en OR pour s’enrichir aveuglement et très facilement. Que des gens meurent en masse ou des biens ou des villes entières soient détruites ou brulées, ce n’est pas leurs problèmes. Le Cameroun est un membre fondateur de la CBLT, certes, mais pour un monsieur comme le M. NDOUGOU qui est originaire de l’extrême sud du Cameroun, il n’a rien à perdre si quelque chose arrive aux gens dans le bassin, même du coté Cameroun qui est abandonné par l’Etat (l’abandon de la zone par le pouvoir central étant l’une des causes principales de l’insurrection socioreligieuse), et encore moins  des régions lacustres de tous les Etats membres confondus (Adamawa, Borno, Yobe, Diffa, Kanem, Lac, Maroua, Kolfata, etc), directement touchées par le terrorisme de Boko Haram. La sécurité de la zone n’est ni son problème et ni le problème de beaucoup d’autres comme lui non plus au sein de la CBLT/FMM !

 

Peut-être c’est la raison pour laquelle la FMM a du plomb dans l’aile, à lors que la mission tire à sa fin, sauf extension de son mandat. Il y a beaucoup de gens pour qui tout l’exercice est une occasion de préparer leurs retraites. Ils s’enrichissent aveuglement sans se soucier des règles ou des conséquences ! Parce que la façon dont les gens foulent les règles de procédure financière au sol à la CBLT est très alarmante.

 

Faut-il rappeler que le Cameroun est un pays voisin, frère et amis dont les ressortissants sont libres de résider ou d’exercer des activités économiques légales au Tchad, comme le faisaient d’ailleurs beaucoup des Tchadiens au Cameroun. Cependant au Tchad, comme au Cameroun, un militaire n’est pas un entrepreneur, et surtout pas un entrepreneur en bâtiment-même étant officier de génie militaire. S’il veut investir au Tchad il est le bienvenu, mais il ne peut pas venir au Tchad comme fonctionnaire international dans le cadre d’une mission archi sensible que la guerre contre le terrorisme du Boko Haram de surcroit et sombrer dans des faux et usage des faux. Si d’aventure l’attaché militaire à l’ambassade du Tchad à Yaoundé s’amuse à s’engager dans des pareilles activités, il sera, sans nul doute, mis dans le prochain vol de la Camair Co.

 

Et notre, source d’ajouter que la fameuse Officine crée autour du grand Chef regorge beaucoup de faux entrepreneurs-fournisseurs qui détournent des millions et des millions de nos francs en créant des vrais-faux besoins à travers des entreprises fictives.

 

Concernant le détournement des fonds, la somme en question, qui doit absolument faire l’objet d’une enquête approfondie –nous l’espérons- est plus importante que l’on imagine. Notre source donne un chiffre de plusieurs milliards de nos francs déjà engloutis en moins de de six mois, avant même que les opérations mixtes ne commencent sur le terrain ! A ce stade, on ne peut que se poser la question sur le bienfondé même de la continuité de la mission. Il faut que chaque Etat-comme ils le font présentement – sécurise ses frontières et demande d’aides ailleurs : bilatérales et multilatérales. Le Dasukigate a-t-il atteint la CBLT/FMM ?

 

Le SOSBLT est d’avis qu’une enquête approfondie, couplée d’un audit soit diligentée, s’il y a vraiment une instance en dessus du Secrétariat exécutif de la CBLT. Et si, comme certains responsables le disaient, le Secrétariat est au-dessus de la loi et qu’il est mandaté par les Chef d’Etats de faire tout ce qui plait au Chef et bien, nous nous résignations devant cet état de fait et disons Inna lillahi wa inna ilaihi raajioun, comme on a accepté la calamité de Boko Haram !

 

La CBLT est mal parti : c’est le titre de notre prochain article !

 

 Issa Kaka Kyarimi

Pour SOS Bassin du Lac Tchad

 

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