Un gâchis sans commune mesure. Voilà depuis plusieurs années, le tissu éducatif au Tchad a été bradé pour des orientations fantaisistes. Nos jeunes sont désorientés vers une éducation nationale qui continue de fuir ses responsabilités. Depuis longtemps, plusieurs partenaires des écoles ont tiré la sonnette d’alarme, mais rien n’avait changé. L’éducation nationale a été méprisée. Son corps enseignant délaissé, et l’école jadis force de référence, est devenue un fardeau, car on a inculqué à beaucoup de jeunes de suivre le chemin de la vie facile. L’éducation a perdu de son idéal, le niveau de nos élèves et étudiants est en déca des objectifs voulus. Depuis lors, l’irresponsabilité de l’État se trouve avérée. Le régime MPS préfère la dépravation des mœurs au lieu d’indiquer le chemin du savoir. Le corps enseignant est plus que découragé, et le désastre observé aujourd’hui ne trouvera son salut que si le Tchad construit fondamentalement un système éducatif solide. C’est ainsi qu’au Tchad, la rentrée académique de l’enseignement supérieur a eu lieu le 16 octobre. Une rentrée qui n’est qu’officielle d’autant que certaines universités n’ont pas encore achevé l’année scolaire entamée en 2015. Avec deux promotions de bacheliers à intégrer dans le système universitaire, tous les acteurs de l’enseignement supérieur ne parlent pas le même langage.

 

Tchadanthropus-tribune

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