«Feu, sang et argent à Kyabé». Titre à sa Une l’Hebdomadaire N’Djamena Hebdo dans son dernier numéro 1597. Il a choisi de publier à la même page trois corps sans vie des jeunes tués par les gendarmes le 25 avril dernier. Toujours selon le journal les premières balles de la kalachnikov que tirent les gendarmes blessent un premier jeune, quand ses amis essayent de le secourir, ils abattent systématiquement trois autres sur place. Ce qui élève le compte macabre à 5 morts. Mais pour l’hebdomadaire l’Union numéro 145, c’est la mort dans des circonstances non encore élucidées d’un détenu de la gendarmerie de Kyabé qui a entrainé un sanglant affrontement entre les forces de l’ordre et un groupe de jeune.

 


L’actualité de la semaine c’est aussi la célébration de la fête du travail : le 1er mai.

 


«1er
 mai 2015, une fête d’alcool et de bamboula». C’est la Une de l’hebdomadaire numéro 301 de La Voix. Pour l’éditorialiste de cet hebdomadaire, le travailleur tchadien peine à assurer son mieux-être. Sa nourriture, son accoutrement, son logement, son déplacement, ses soins, etc. ne sont pas décents. Sans moyens de déplacement, il devient le plus souvent un autostoppeur, quémandant les services des bienfaiteurs dans les artères. N’Djamena hebdo pour sa part observe que l’édition 2015 de la fête du 1er mai est particulièrement marquée par une grogne sociale causée par le retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires. Comme d’habitude, poursuit le journal de Moursal, les centrales ont commémoré chacune la journée dans leur espace de prédilection et sur des thèmes également différents. L’Union de son côté rapporte que les deux centrales syndicales (Union des syndicats du Tchad et la Confédération libre des syndicats du Tchad), ont fait de tir groupé. «Bonne gouvernance, condition indispensable pour la paix et le développement durable», « le monde du travail sans corruption, défi syndical majeur à relever». Ont respectivement constitué l’axe de réflexion des eux syndicats.

 


Après le social, c’est aussi la politique dans les colonnes des parutions de la semaine 
«Social-démocratie, qui l’est… et qui ne l’est pas». S’interroge à sa Une l’Union. Le journal qui a consacré un dossier  de 7 pages dans sa dernière publication aligne les photos des leaders de l’opposition (Saleh Kebzabo, Nadji Madou, Laoukein Médard, Jean Alingué, Clément Djimet Bagaou et celle du secrétaire général du Mps, Emmanuel Nadingar. Pour l’Union, les partis politiques tchadiens à l’épreuve de la social-démocratie. Concepts, références et place dans le débat politique, conception par l’opinion, pratiques. Et c’est à travers des interviews croisées sur la question que le journal lance le débat.

La politique c’est aussi le point d’achèvement de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (Ippte).

 


«Enfin, le point d’achèvement atteint par le Tchad»
, déclare l’Hebdomadaire Le Citoyen dans la livraison de la semaine numéro 082. Pour le journal du CEFOD, après une course essoufflant engagée depuis 2011, date de l’atteinte du point de décision et de multiples réformes  économiques et financières, le Tchad a atteint le point d’achèvement en 2015, un ouf de soulagement. Pour l’Union, la nouvelle a été rendue publique le 27 avril dernier au siège des Institutions de Bretton Woods à New York puis relayée par le premier ministre Kalzeubet Pahimi Deubet à son cabinet. Pour N’Djamena Hebdo, s’il existe un fait qui doit donner du baume au cœur de Kalzeubet Pahimi Deubet en butte ces derniers temps à différentes crises dues à une tension de trésorerie, c’est bien ce point d’achèvement qui intervient sous son gouvernement.

 


Tchadanthropus-tribune avec Tchadinfos.

 

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