Chaque jour, les formes d’injustices au Tchad se ressemblent et objectent des conséquences dramatiques.

Le cas d’espèce sévit dans la ville d’Abéché où le régime d’Idriss Déby, sûrement très mal conseillé, avait procédé il y a quelque temps par vouloir déchoir un sultanat abbasside qui trouve son essence dans les siècles passés.

L’histoire qui a fait la désignation d’un sultan sur les terres du Ouaddaï avait fait couler beaucoup d’encre. Et malgré les différentes sonnettes d’alarme, le régime ne voulait rien entendre et désignait son homme malgré la fronde de la population locale.

Mais quand on exerce le pouvoir de manière manu militari, on ne va pas chercher à humilier la partie qui s’oppose à ce diktat jusqu’à vouloir les chasser de leur domicile. Le palais où réside la famille Ourada n’est pas le bien de l’État tchadien, et vouloir les chasser coûte que coûte comme des malpropres est inapproprié.

Le simple fait qu’une population s’oppose aux forces de l’ordre doit faire réfléchir ceux qui détiennent le pouvoir et se poser les bonnes questions sur le pourquoi cette population est solidaire de la famille Ourada.

La ville d’Abéché est à feu et à sang depuis quelques jours, et ce qui choque est que pourquoi l’opposition politique se tait ?

Pourquoi en dehors de quelques associations et ONG, aucune structure ne pipe mot pour dénoncer cette omerta ?

Quoi qu’il advienne, le non-respect envers une structure connue pendant des siècles comme celle qui était à Abéché découle de l’humeur des tenants du pouvoir qui cherchent à vouloir anoblir un vassal et créer au sein même des Ouaddaiens un conflit de tranchée.

Il faut vite revenir aux bons sentiments et rétablir l’histoire dans son contexte. Le mépris n’engendre que l’adversité, et un sultan auto proclamé ne sévira jamais contre la volonté évidente de la population locale.

Massacrer une population sans défense est la pire des lâchetés.

 

Tchadanthropus-tribune

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