Ce qui se passe au royaume du Ouaddaï dans la ville d’Abéché est sans précédent. Comment expliquer le désarroi de tout un peuple face à l’incompréhension totale et l’injustice que lui inflige un régime qui ne veut sévir que par la force. Idriss Déby doit prendre en compte l’aspiration de tout un peuple qui veut garder son sultan et ses traditions.

Ahamat Bachir, ex-ministre de la Sécurité doit faire amende honorable et cesser de dire en aparté qu’il est contraint d’aller faire le sale boulot. Il est contraint par qui et pourquoi ?

Tous ceux qui se sont inscrits dans la destruction du sultanat du Ouaddaï rendront sans doute compte un jour face à l’histoire. Ceux qui hypocritement se sont inscrits en comité d’organisation de circonstance se feront le rappel de la Justice, seule icône de la vérité.

Le soulèvement dernier de la population lors de l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer manu militari la famille Ourada de son domicile doit servir d’exemple. Dans cette histoire, le régime Déby doit comprendre que revoir sa décision ne doit pas être perçu comme une faiblesse, mais justement de faire asseoir la justice et la quiétude pour une population qui désire conserver ses valeurs et son sultan légitime. Les ambitions démesurées de ceux qui lorgnent illégitimement ce sultanat doivent s’estomper net, car ils ne seront jamais anoblis en arrachant le symbole de toute une communauté. Les Tchadiens les percevront toujours comme des captifs cherchant à se dévêtir de leurs tares et toutes les imperfections de naissance.

Le dimanche 15 mars, les femmes de la famille du sultan Ourada et leurs alliées se sont réunies à la résidence familiale à Abéché. Elles ont adressé un message de remerciement à l’endroit de la population du Ouaddaï géographique, ainsi qu’à tous ceux qui de près ou de loin les ont soutenu pendant et après la descente musclée des forces de l’ordre le 29 février dernier ayant fait deux morts et plusieurs blessés. La famille Ourada garde toujours sa position de départ et refuse de céder le Palais et la résidence familiale.

Selon un proche de la famille Ourada, celle-ci s’indigne des injures proférées par une tierce personne à l’encontre d’Idriss Déby et son épouse Hinda à travers un enregistrement vocal qui circule. Doumtané Brahim Ourada et Rakhié Senoussi Ourada condamnent cet acte qui est contraire aux us et coutumes de la région et appellent les sœurs à cesser les injures sur les réseaux sociaux.

Le nouveau “sultan“ Chérif Abdelhadi Mahdi sera intronisé jeudi 19 mars 2020, a annoncé le haut comité chargé de l’organisation. Ce jour sera un jour de deuil pour les Ouaddaïens en général et les habitants de la ville d’Abéché en particulier. Il y aura des courtisans mercantiles qui seront associés à cette cérémonie. Les Ahamat Bachir et consorts diront demain qu’ils n’avaient pas le choix. Mais un homme, politique ou pas, sait toujours se distinguer lors de grandes injustices.

Tchadanthropus-tribune

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  • Soyons serieux les tchadiens.Quiconque avait fait l’histoire du Tchad connait que le Ouaddai est un royaume et c’est la suite de cet arbre géneologique qui continue.Mais chercher à deguerpir la famille est une abomination

    Commentaire par Soko le 17 mars 2020 à 8 h 54 min
  • Ce voyou qui se cache derrière le sobriquet de Issa Kalli : Sultanat ou Bulamat le Dar Ouadai a une racine millénaire inconstatable mais pas comme ce palais en carton que vous devrez, même, avoir honte d’appeler ” Sultanat de Dar Bilia” . Depuis quand cette bande malfaiteurs ont possédé même une portion de terre propre à eux seul et moins encore un canton ou un sultanat. Faites attention, la vie d’une personne est très limitée, il faut faire des bonnes œuvres pour faire partie de l’histoire et c’est dans votre propre intérêt. Toutes ces bizarreries qui n’ont aucun sens logique vont partir avec ce monsieur là. C’est vrai, pour lui : après lui c’est le déluge mais ce déluge là une fois arrivé, va partir, d’abord, avec ceux qu’il les considère comme ces parents. A ce moment là est ce qu’il a vraiment servi ses parents, qui ne peuvent plus vire avec les autres Tchadiens. Alors, volez comme vous voulez, tuez comme vous voulez, les fortunes du Tchad vont rester, les Tchadiens aussi. Moi j’ai même pitié de vous, parce que vous ne réfléchissez pas du tout, vous ne voyez rien au delà de vos nez. C’est vraiment dommage !!

    Commentaire par Fils de Kamkalak le 19 mars 2020 à 8 h 34 min