Depuis 1968, aucun président tchadien n’a fait le déplacement à Moscou. En ce sens et compte tenu de plusieurs enjeux diplomatiques, stratégiques et géopolitiques, la visite du jeune président tchadien à Moscou demeure historique.

Beaucoup d’observateurs étaient surpris de l’agenda de la visite, qui revêt un aspect confidentiel jusqu’à la dernière heure. Les mêmes observateurs étaient sur le qui-vive à l’annonce de cette visite, tant bien que les supputations étaient nombreuses.

Le Tchad a un lien historique de pré carré avec la France, et comment un chef d’État issu de ce pré carré entreprend une visite en Russie, celle-là qui est en guerre de manière indirecte avec la France sur l’Ukraine ?

Comprenons-nous bien, ce sont les Tchadiens qui ont tracé le contour de ce qu’on appelle pré-carré ? Dans leur tête et dans leur esprit, les Tchadiens sont libres au-delà des calculs impérialistes… Qu’on se le dise.

Pour sa visite de travail à Moscou (23-25 janvier 2024), à l’invitation de Vladimir Poutine, le président Mahamat Idriss Déby, s’était entouré d’une délégation bien plus fournie que lors de ses précédents déplacements internationaux.

Mahamat Idriss Deby était accompagné du général Ahmed Kogri, directeur de l’Agence nationale de sécurité de l’État, réputé proche des renseignements occidentaux, du chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Amine Ahmed Idriss, du ministre de la Défense, Dago Yacouba, et de l’inamovible directeur du cabinet civil Idriss Youssouf Boy, du ministre des Affaires étrangères Mahamat Saleh Annadif, et celui des mines Abdelkerim Mahamat Abdelkerim.

À la délégation s’y est joint le directeur de la Direction générale de la réserve stratégique (DGRS) Oumar Déby, qui est parti bien avant la délégation vers Paris, avant de rejoindre l’équipe sur place.

Méfiance

Une seule visite en Russie qui réveillât pratiquement toute l’ossature stratégique de la Françafrique. En France, surpris et médusé, tout l’appareil politique s’est mis à coltiner du verbe, du pourquoi et du comment ?

Qu’est ce qui se passe, le chef du seul lopin de terre qui reste raccorder à la France se trouve à Moscou à côté de Poutine… Qu’est-ce qui ne va pas ?

Optique de déstabilisation

Depuis lors, une stratégie de sape s’est mise en place en France. Comme à l’ancienne, les vieilles méthodes ont été branchées, ouvrant les officines de la déstabilisation à travers les médias bien connus. Le mot d’ordre est de dévaloriser toutes entreprises politiques issues de la transition au Tchad. Il faut coûte que coûte saper les efforts du pouvoir de la transition. Les médias français critiquent à tout va depuis le référendum le camp du oui, la mise en place de la Cour suprême, et l’agence nationale de gestions des élections (ANGE). RFI connue pour ses humeurs de déstabilisation s’en donne à cœur joie jusqu’à dénaturer la propagande.

Mais ce qu’on oublie souvent, ce sont les méthodes infantilisantes de certains peuples en Afrique, teintées d’arrogance et de mépris qui aujourd’hui font éclore la réflexion de regarder ailleurs. Le Tchad doit avancer sur le chemin de ses intérêts premiers.

C’est le chemin que montre le président de transition Mahamat Idriss Déby Itno.

Tchadanthropus-tribune

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