Avec la présidence du Conseil de sécurité, le renouvellement mandat de la Minusma, la Coalition pour le Sahel et le sommet du G5 Sahel à Nouakchott début juillet, les prochaines semaines s’apparentent à un marathon sahélien pour la diplomatie tricolore.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, doit présider le 11 juin à New York une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Minusma, alors que la France assure tout au long du mois de juin la présidence de cet organe. En pleine négociation pour le renouvellement du mandat de la mission de l’ONU au Mali, Jean-Yves Le Drian tentera de plaider la cause de Paris face à une diplomatie américaine toujours très critique à l’égard de la Minusma. Néanmoins, les négociations qui avaient démarré dans la plus grande crispation (Africa Intelligence12/05/20) se déroulent depuis une dizaine de jours dans un climat plus apaisé.

Le 5 juin, l’ambassadeur français auprès des Nations uniesNicolas de Rivière, avait déjà présidé une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Force conjointe du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) que la France porte activement sur la scène internationale depuis 2017.

Dans la foulée du sommet de Pau

Dès le lendemain de son intervention au Conseil de sécurité, Jean-Yves Le Drian participera à une réunion ministérielle – par visioconférence – de la Coalition pour le Sahel à laquelle prendront part une vingtaine de ministres africains des affaires étrangères et des pays partenaires. La réunion du 12 juin doit notamment permettre de donner davantage de visibilité à cette coalition annoncée par Paris en janvier dans la foulée du sommet de Pau et dont le lancement officiel, le 28 avril depuis Bruxelles, en pleine pandémie de Covid-19, était quelque peu passé sous les radars.

Enfin, le président français, Emmanuel Macron, doit se rendre à Nouakchott tout début juillet pour participer au sommet du G5 Sahel qui avait été acté lors du sommet de Pau du 13 janvier. Le déplacement du chef de l’État dans la capitale mauritanienne serait alors le premier hors de l’Hexagone depuis le mois de mars. Néanmoins, compte tenu du contexte épidémique international, le sommet pourrait s’étendre sur une seule journée, contre les deux initialement prévues. A Nouakchott, le président français pourra notamment surfer sur l’élimination du chef d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel, tué dans un raid des forces spéciales françaises au Nord Mali, le 3 juin.

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du Continent

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  • Croyez moi ces diaboliques trouveront toujours des méthodes pour apeurer les peuples afin d’asseoir leurs objectifs. Je soupçonne un parfum d’un simulacre d’attentat par je ne sais qui mais à fortiori Boko-Haram d’avoir REPÉRÉ le PALAIS PRÉSIDENTIEL et frapper (Événement passé devant le palais) par exemple. Ce qui donnera un écho & élan pour accepter un plan concocté à travers leur fameux sommet. Y a pas des Blocs divisibles en Occident,la danse est menée par le plus puissant ( USA) dont elle-même agit selon un agenda sortant du KENNESSET D’ISRAËL selon mon analyse et compréhension éphémère.

    Commentaire par Hassane Touka dit Hassani le 12 juin 2020 à 6 h 54 min