Djimet Adoum entamera dès le 5 mars sa première tournée régionale. Cette dernière l’amènera notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Il sera accompagné de l’envoyé spécial de la France pour le Sahel, Frédéric Bontems.

Officiellement investi le 16 février haut représentant de la Coalition pour le Sahel lors du Sommet du G5 Sahel à N’Djamena, Djimet Adoum entamera ce 5 mars sa première tournée régionale. Cette dernière l’amènera notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. A Bamako, le diplomate tchadien devrait rencontrer le président de la transition, Bah N’Daw ainsi que le premier ministre Moctar Ouane.

Pour sa première tournée régionale, l’ancien ministre de l’agriculture du Tchad sera accompagné de l’envoyé spécial de la France pour le Sahel, Frédéric Bontems. Ce dernier assurait depuis septembre et jusqu’à la nomination d’Adoum l’intérim à la tête de la coalition. A Niamey et Ouagadougou, où des rencontres sont respectivement programmées avec Mahamadou Issoufou et Roch Marc Christian Kabore, Djimet Adoum devrait être rejoint par Angel Losada, représentant pour le Sahel de l’Union européenne (UE).

Le secrétariat de la coalition à Bruxelles

Le secrétariat de la Coalition pour le Sahel devrait par ailleurs être transféré d’ici cet été de Paris à Bruxelles. Plusieurs pays européens pourraient détacher dans ce cadre certains de leurs diplomates en appui du futur secrétariat. Djimet Adoum devrait également être flanqué d’un haut représentant adjoint et une diplomate française est d’ores et déjà pressentie pour prendre le poste.

Un vaste sommet de cette coalition lancée par Paris dans la foulée du Sommet de Pau de janvier 2020 doit également être mis sur pied au mois de juin en vue de tenter d’encore davantage internationaliser cette alliance. Celle-ci peine jusqu’à présent à prendre toute sa place malgré les efforts de la diplomatie française. Outre un travail de coordination avec les États sahéliens, Djimet Adoum devrait donc largement jouer les VRP auprès des pays partenaires.

Dans ce cadre, il devrait délivrer un plaidoyer pour la mise du G5 Sahel sous chapitre VII. Sans mécanisme de financement pérenne, l’alliance panafricaine reste encore largement tributaire du bon vouloir de ses bailleurs, l’UE au premier chef. Plusieurs pistes sont également à l’étude pour encore intensifier davantage l’appui financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le sujet a été évoqué longuement par Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara – ce dernier assure la présidence tournante de l’UEMOA – lors d’un dîner à l’Élysée le 3 mars.

Tchadanthropus-tribune avec la Lettre du Continent

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