Alors que le Royaume-Uni est frappé de plein fouet par la crise économique suscitée par la pandémie de Covid-19 et les conséquences du retrait de l’Union européenne, le Foreign Office a décidé fin décembre de maintenir son effort financier sur le Sahel.

En avril, l’armée de l’air britannique avait déjà renouvelé son appui logistique à l’opération Barkhane. Depuis 2018, elle fournit une aide précieuse aux troupes françaises dans la bande sahélo-saharienne (BSS), selon l’appellation en usage chez les militaires, avec trois hélicoptères lourds CH-47 Chinook. Londres a par ailleurs débloqué début janvier une enveloppe extra-budgétaire de 8 millions de livres (10,8 millions de dollars) pour financer plusieurs projets humanitaires au Sahel. Dans le cadre des coupes budgétaires que doit annoncer le premier ministre Boris Johnson, l’aide au développement britannique pourrait passer de 0,7 % du PIB – le Royaume-Uni était l’un des seuls pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à respecter cet engagement – à 0,5 %.

En 2021, Londres doit notamment mettre sur pied un programme d’appui au secrétariat du G5 Sahel à Nouakchott.

De novembre 2020 à janvier 2021, l’envoyé spécial britannique pour le Sahel, Clem Naylor, était par ailleurs au Mali où il a assuré l’intérim à la tête de l’ambassade britannique à Bamako après le départ de l’ambassadrice Catherine Evans. Celle-ci a été remplacée le 21 décembre par le diplomate Barry Lowen. Durant son séjour de trois mois, Clem Naylor s’est notamment rendu à Gao pour rencontrer les 300 militaires de la British Army déployés dans le cadre de la Minusma.

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du Continent

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