Une réunion consacrée à l’opération Takuba, qui doit permettre le déploiement de plusieurs centaines de membres des forces spéciales européennes, s’est tenue à Paris le 15 novembre en présence d’une dizaine de pays de l’Union européenne (UE). Parmi les États désireux de participer à l’opération figure notamment l’Estonie. Déjà engagé aux côtés des militaires français de l’opération Barkhane à Gao, où 60 soldats estoniens sont présents, Tallinn est prêt à déployer une quarantaine de forces spéciales dans la région. La Suède, la Norvège, la République tchèque et le Danemark ont aussi manifesté leur intérêt pour participer à Takuba. Début 2019, Copenhague avait déjà envisagé l’envoi à Madama, au nord du Niger, de plusieurs forces spéciales. L’Espagne, déjà engagée au Sahel, devrait également répondre à l’appel de Paris, tout comme le Portugal.

La Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie et les Pays-Bas pourraient leur emboîter le pas, même si aucune réponse formelle n’a pour le moment été donnée. Paris espère pouvoir monter un contingent de 400 forces spéciales européennes, principalement déployées au deuxième trimestre 2020 dans le Liptako-Gourma. La ministre des armées, Florence Parly, qui exerce un intense lobbying à Bruxelles pour appeler les pays de l’UE à davantage soutenir les efforts de la France au Sahel, a officialisé le lancement de l’opération Takuba le 6 novembre, dans le cadre de sa tournée sahélienne.

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du continent

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