« Excellence Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de venir par la présente, au nom de la population du Département de Haraze Mangueigne, Province du Salamat, plaider auprès de votre Excellence pour la finition des travaux de construction de l’hôpital de district sanitaire de Haraze, chef-lieu du Département de Haraze Mangueigne, Province du Salamat.

Excellence Monsieur le Président, Haraze Mangueigne, jadis Poste Administratif (PA), érigé en Sous/préfecture en 1953, puis en Département en 2003 par l’Ordonnance N°001/PR/2003 du 06 septembre 2003 (à l’époque 17 régions et 47 départements dont Haraze faisait partie), jusque-là  n’a pas été doté d’infrastructures dignes de leur nom, et ce du fait de son abandon par les plus hautes autorités du pays.  Le Département est enclavé six (6) mois sur douze (12), coupé du chef-lieu de la Province. Ce sont là les deux grandes préoccupations de la population du Département de Haraze Mangueigne, et qui d’ailleurs sont des situations urgentes qu’un pays qui se respecte, et qui respecte sa population, doit s’y atteler.

Excellence Monsieur le Président, les travaux de construction de cet hôpital qui ont démarré en 2004, dix-huit (18) ans aujourd’hui, ne sont pas encore achevés. Les travaux sont stoppés net depuis presque quatre (4) ans, à cause d’un gap de 400 millions FCFA que le ministère en charge des Finances et du Budget ne veut plus les liquider à la Société en charge de ces travaux ( la Société Large Batha, téléphone du  PDG : 66 25 61 94). La société Large Batha qui a gagné ces marchés (Hôpital de district d’IRIBA dans le Dar Zakawa, hôpital de Guéréda dans le Dar Tama et celui de Haraze dans le Dar Rounga), nous a affirmé que  l’hôpital d’IRIBA a été achevé grâce aux efforts conjugués de l’actuel ministre des Finances et du Budget et le ministre sortant de la Santé publique et de la Solidarité Nationale, parce que c’est pour leurs familles, et celui de Haraze Mangueigne, abandonné, à cause des 400 millions FCFA que le Gouvernement serait incapable d’honorer, et ça nous population de Haraze trouvons en cela une injustice dans la gestion de la chose publique. Comment après dix-huit ans des travaux, l’État se trouve-t-il incapable de construire un hôpital ? quand même c’est inexplicable. Est-ce que nous sommes des citoyens à part entière ? Il manque à notre Gouvernement ce qu’on appelle l’évaluation des politiques publiques. On commence bien, mais on finit mal.

Excellence Monsieur le Président, la population du Département de Haraze Mangueigne, depuis l’avènement de la démocratie en 1990, a apporté son soutien total au régime du Feu Maréchal IDRISS DEBY ITNO, qu’Allah l’Excuse et l’Accueil dans son Paradis, jusqu’au son dernier jour. Les résultats de différentes échéances électorales de 1996, 2001, 2007, 2011, 2016 et 2021 parlent d’eux-mêmes. Haraze n’a jamais donné de moins de 90% des voix à son potentiel candidat le Feu Maréchal IDRISS DEBY ITNO, paix à son âme, et ce, à toutes les élections qui se sont déroulées dans notre pays.  Malheureusement, en retour la population du Département de Haraze Mangueigne n’a rien tiré profit des 31 ans de règne du pouvoir MPS. N’eut été l’ingratitude des hommes politiques, la Ville de Haraze Mangueigne serait être bâtie comme celle d’Amdjarass aujourd’hui. Cette population devrait méritée un respect pour sa loyauté envers les institutions démocratiques de notre pays.

Excellence Monsieur le Président, le Tchad compte aujourd’hui 114 Départements dont plus de 100 d’entre eux ont été dotés des Hôpitaux de district. Sauf le Département de Haraze, le plus ancien, érigé en 2003, n’a pas encore un Hôpital de district opérationnel.  Et pour tant la politique sanitaire de notre pays s’est fixée comme objectif général « d’assurer à nos populations les soins de santé primaires de base et de qualité », et ça   c’est à travers les infrastructures sanitaires modernes. 80% des activités sanitaires sont exercées au niveau périphérique, c’est-à-dire dans les centres de santé et l’hôpital de district.  Mais où en sommes-nous avec cette mission régalienne de l’État ? Le minimum d’un État c’est d’assurer la santé de ses populations qui sont en extrême urgence.

Excellence Monsieur le Président, cette question de l’Hôpital a trop duré. A cause des 400 millions FCFA seulement, un État ne peut pas abandonner une partie de sa population qui vit dans une situation précaire de sixième (6e) siècle, c’est inadmissible. C’est pourquoi nous vous demandons de vous impliquer personnellement pour que les travaux de ce grand hôpital soient finalisés et rendre opérationnel cet hôpital.

Aussi, nous demandons que vous accordiez exceptionnellement une audience au PDG de l’entreprise en charge des travaux, la société Large Batha pour mieux l’écouter, parce que l’actuel ministre en charge des Finances, qui était instruit à l’époque par le Feu Maréchal IDRISS DEBY ITNO pour en faire les nécessaires, n’a pas obéit à ses instructions, et nous disons qu’il est pour nous le premier responsable de l’arrêt de ces travaux, et pourtant militant du MPS.

Excellence Monsieur le Président, nous demandons également qu’une audience sera accordée aux cadres du Département de Haraze Mangueigne qui sont pour la nième fois victimes d’exclusion et de marginalisation, et ce pour leurs permettre d’exprimer clairement les maux qui minent le développement de leur Département.

Excellences Monsieur le Président, les préoccupations de la population du Département de Haraze Mangueigne sont les vôtres, et nous sommes convaincus que vous êtes un homme de solution, car vous l’avez prouvé à toutes les demandes de nos compatriotes. Nous sommes aussi convaincus que cette fois-ci nos cris seront enfin écoutés parce que vous êtes un chef qui écoute et qui agit positivement. Et nous sommes à vos côtés à vous accompagner pour la réussite de cette transition. Puisse Allah vous Donne santé et vous Accompagne à mener à bon port cette mission combien de foi exaltante.

Excellence Monsieur le Président, voilà les images du chantier de l’Hôpital de district sanitaire du Département de Haraze Mangueigne qui, depuis dix-huit (18) années des travaux, n’a pas vu sa finition. Vous en tant que décideur, et nous hommes politiques, avons chacun sa part de responsabilité dans cette situation très difficile que vit la population de Haraze Mangueigne. »

L’ancien député Djibrine Adoum Khatir plaide pour l’hôpital de district de Haraze Mangueigne

SALAM Info

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