La Convention tchadienne de défense des droits de l’Homme (CTDDH) informe l’opinion nationale et internationale que la grève déclenchée depuis le 05 mars 2020 par les étudiants de la faculté des Sciences de la Santé de l’Université Adam Barka d’Abéché se poursuit jusqu’à nos jours. En effet, ces étudiants sont inscrits en première année de Médecine depuis sept (7) années et jusqu’aujourd’hui ils n’ont pas achevé la cinquième (5e année). Cette situation anormale a amené les étudiants de cette faculté à observer une grève en vue de trouver une solution immédiate et favorable à tous. Mais malheureusement, le président de l’Université Adam Barka d’Abéché (UNABA) Mr MAHAMAT ALI SEID refuse d’entendre raison et continue de faire plaisir à ses supérieurs hiérarchiques en mettant inconsciemment en danger l’avenir de ces étudiants et partant, la santé de la population tchadienne. Ces étudiants déplorent d’abord l’élasticité des années académiques et la non-disponibilité des enseignants permanents sur place, et ensuite l’absence des différents services de stages dans l’enceinte de l’Hôpital Provincial du Ouaddaï. Ainsi, ils ont demandé en vain un déploiement à N’Djamena pour la suite de cours et le stage clinique.

La Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH), estime qu’il est inacceptable de soumettre ces étudiants à d’humiliations et de tortures morales gratuites. Sachant que le pays dispose suffisamment des ressources pour former des enseignants du Supérieur et faire amener des missionnaires étrangers selon le besoin, elle affirme que la négligence affichée par les Autorités universitaires et le ministère concerné constituent une atteinte grave au droit à l’éducation et à la formation garantis par la Constitution tchadienne en vigueur et les textes subséquents ainsi que les outils internationaux ratifiés par le Tchad.

Elle rappelle aussi que cette façon de gérer des Institutions chargées de l’Enseignement supérieur est contraire aux discours politiques des Hautes Autorités.

La Convention tchadienne de défense des droits de l’Homme (CTDDH) exige du gouvernement un rétablissement immédiat de cette crise académique en transférant ces derniers à N’Djamena pour la suite de leur cursus académique. En fin, elle suivra de près l’évolution de la crise jusqu’à son dénouement effectif. 

Fait à N’Djamena, le 08 juillet 2020

Pour le Secrétaire général  

Le Secrétaire chargé des Relations publiques

KHALID Daoud

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