L’atelier régional de validation du plan stratégique “Une seule santé” et la surveillance transfrontalière des maladies dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale(CEEAC) est ouvert ce mardi 21 mars 2023 à N’Djamena. Il est une initiative du département de la promotion du genre, du développement humain et social de la CEEAC.

Plan stratégique régional de préparation et riposte aux épidémies, plan régional “Une seule santé” et le plan stratégique de surveillance transfrontalière constituent entre autres les documents sur lesquels se pencheront les participants à cet atelier de quatre jours. L’objectif de ces assises est, selon Dr Ludovic Fiomona Tamadea, coordinateur du projet REDISSE, d’amender de manière participative et avec tous les secteurs impliqués lesdites stratégies régionales. Il informe qu’une feuille de route sera élaborée pour encadrer “les prochaines étapes qui conduiront à l’adoption desdits plans par les ministres en charge de la santé après avis du comité technique en vue de leur dissémination“.

 

Yvette Kapinga Ngandu, commissaire en charge du département promotion du genre, développement humain et social de la commission de la CEEAC, évoque les défis sanitaires auxquels sont confrontés la plupart des pays membres de son institution. “Les Etats membres de la CEEAC présentent des nombreux défis communs en matière de santé telles que les menaces des maladies émergentes et ré-émergentes, la mortalité maternelle et infantile qui restent encore inacceptables sans parler des endémies meurtrières telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH-SIDA qui constituent entre autres de sérieuses menaces pour nos populations“, a-t-elle précisé.

 

Sur ce, la communauté met l’accent sur “la synergie dans la coordination des actions de santé en faveur des populations à travers le renforcement de la coopération dans le domaine sanitaire prévue dans l’article 77 et 82 du traité instituant la CEEAC tel que révisé en 2019“, poursuit la commissaire.

 

Pour le représentant du ministère de la Santé publique du Tchad, Mahamat Hamit Ahmat, “les systèmes de surveillance des maladies animales, qu’il s’agisse des animaux domestiques ou de la faune sauvage et de prestation des soins de santé animale, sont inadéquats et il n’existe aucune stratégie régionale de prévention et de contrôle des maladies animales. Ces insuffisances entraînent de lourdes pertes économiques et en vie humaine“.

 

La mise en œuvre de ces stratégies permettra, selon le ministère, de renforcer la collaboration transfrontalière et les échanges d’informations sanitaires entre les pays à travers un dispositif électronique d’alerte précoce et de suivi des maladies aux frontières de la CEEAC.

Le Tchadanthropus-tribune avec Tchad info

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