Abus du pouvoir. C’est la simple définition qui peut être énumérée dans ce cas précis.

1 chauffeur de sapeurs-pompiers et son chef de bord en plus de son responsable adjoint de la caserne de la mairie de N’Djamena sont en garde à vue depuis dimanche 1er novembre au commissariat central de la capitale.

Dimanche dernier, deux heures avant l’arrivée de Déby pour la clôture du forum in (ex) clusif du MPS, des sapeurs-pompiers revenaient d’une mission, et manque de bol le protocole s’était préparé à accueillir Idriss Déby, qui devrait arriver du palais du 15 janvier, tapis rouge mis en place. À ce moment, un camion des sapeurs-pompiers rentrait d’une éteinte d’incendie toute sirène déployée au passage du viaduc du palais du 15 janvier.

En rentrant à toute allure, les sirènes enclenchées, les policiers en faction ont voulu les arrêtés, mais les pompiers en mission commandée n’ont pas obtempéré et ont continué leur chemin jusqu’à leur caserne.

Les policiers avaient suivi les sapeurs-pompiers jusqu’à leur caserne et ils ont demandé au commandant 1er adjoint (le colonel Youssouf Mahamat Youssouf) qu’ils sont venus arrêter le chauffeur et son chef de bord pour le fait de ne pas s’être arrêté pendant le jalonnement.Il est reproché à l’un des chauffeurs d’avoir franchi un périmètre de sécurité mis en place pour l’arrivée du chef de l’État au Palais du 15 janvier à la cérémonie de clôture du 2e Forum national in (ex) clusif. Le qualificatif de tentative de coup d’État est invoqué.
C’est en demandant du renfort que les sapeurs-pompiers ont été arrêtés par la police.

Le lendemain, le commandant 1er adjoint (Colonel Youssouf Mahamat Youssouf) furieux, est allé au commissariat pour expliquer que les sapeurs-pompiers étaient en mission, et qu’ils étaient allés intervenir pour sauver des vies. Le commandant des sapeurs-pompiers demande juste la libération de ses éléments. Une demande qui n’a pas été entendue, ce qui a complètement énervé le Commandant qui était reparti reprendre le véhicule des sapeurs-pompiers pour le ramener et l’immobiliser au sein du commissariat de police en signe de protestation. Le commandant fut à son tour enfermé avec ses collègues.

4 jours durant, tous les sapeurs-pompiers et leur commandant (Abderrazak Hassan, Djibrine Tcheré et le colonel Youssouf) sont en garde à vue pour un motif déraisonnable « La tentative de coup d’État ».

Le directeur de la police municipale informe le maire mardi dernier, et le maire se rabat en touche « ce n’est pas mon problème ».

Depuis quand arrête-t-on des pompiers en mission commandée ? Au contraire il faut leur céder le passage à eux et aux camions de santé. La réaction des forces de police est un abus de pouvoir.

Ailleurs, on applaudit les pompiers pour les sacrifices dont ils font preuve, et au Tchad on les envoie en prison. Depuis quand les pompiers opèrent-ils un coup d’État ? Ils sont arrêtés dans l’exercice de leur fonction. S’ils ne sont pas libérés avec les excuses appropriées, cela est un abus de confiance pure et simple.

À deux heures d’arrivée au palais du 15 janvier, Idriss Déby est encore chez lui, pourquoi empêche-t-on les gens de faire leur travail ? Tout cela ressort d’une affabulation hypocrite qui consiste à faire des allégeances et encourager la dictature.

Tchadanthropus-tribune

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