Trois pays voisins du sud de la Libye sont préoccupés par leur sécurité. Le Soudan et le Niger sont préoccupés par les différents trafics dans la zone sahélienne, et le Tchad est singulièrement préoccupé par les différentes rébellions tchadiennes qui sévissent au sud de la Libye. Plus de 5000 hommes dissidents du régime d’Idriss Déby fourbissent leurs armes en Libye et continuent de menacer le régime MPS. Si le régime de Déby s’attèle activement à toutes les réunions, c’est pour contrer toute dissidence venant du sud de la Libye. Depuis longtemps, le régime Déby vend à l’occident l’aspect terrorisme en voulant noyer le réel problème d’injustice qui règne au Tchad, mais en Libye, au Soudan, et en Centrafrique, il y a des Tchadiens qui ont compris qu’il n’y a pas d’alternative quelconque avec ce pouvoir, et ont choisi la voie des armes pour s’y opposer. Et cela même les occidentaux en sont conscients. Toutefois, les trois pays ont signé le jeudi 31 mai 2018 à N’Djamena, avec leur voisin du Nord, un accord de coopération sécuritaire pour lutter contre le terrorisme et les trafics.

C’est une initiative nouvelle diton, différente des autres et qui a des préoccupations essentiellement sécuritaires, “On occulte tacitement les problèmes des rébellions “.

Les quatre pays (Tchad, Niger, Soudan, Libye) s’engagent dans cet accord à coopérer dans le partage d’informations et à autoriser les troupes de chaque État à user du droit de poursuite pour s’engager sur une certaine distance à l’intérieur du territoire de l’autre.

Que les rebelles tchadiens comprennent que dorénavant ils doivent s’attendre à tout moment que le régime Déby vienne les attaquer avec la duplicité de leur hôte.

 

« Le sud de la Libye est devenu, depuis la chute de Kadhafi, le lieu de tous les trafics et les bandits qui connaissent le terrain parviennent à passer d’un territoire à un autre. Il en est de même pour les trafiquants, et c’est ce que nous voulons combattre », explique un officiel tchadien.

 

Deux coordinations, l’une militaire et l’autre politique, ont été créées dans le cadre de cet accord. Le commandement sera rotatif et les États s’engagent aussi à coopérer dans le partage de renseignement.

Enfin, l’accord invite les autorités judiciaires à signer sous deux mois des accords de coopération pour faciliter les cas d’extradition quand cela sera nécessaire. Qu’on comprenne aussi que ce qui est arrivé aux camarades Boulmaye et autres risquerait d’arriver à certains si les consciences d’unité de lutte ne s’éveillent pas.

Tchadanthropus-tribune

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