Les chambres africaines ont confirmé en appel, le jeudi 27 avril, sa condamnation à la prison à vie, prononcée en mai 2016. Personne ne s’attendait à un quelconque changement dans les faits sur un procès tronqué de bout en bout par des officines ayant manipulé le fond de la chose. Témoins soustraits, manipulation d’écriture par des exécutifs sénégalais (Sidiki Kaba et Fatou Touré). Le procureur général Mbacké Fall a été maintes fois indexé de collusion avec le gouvernement de Déby. Au-delà du fait qu’il faut rendre justice aux Tchadiens, ce qui devrait être juste pour l’histoire et la restitution des faits, cette justice a été manipulée, conduite à charge et permise à certains vrais responsables de cette tragédie de se soustraire à la justice. Plusieurs de ceux qui crient aux victimes au sein de l’appareil Déby sont des vrais bourreaux. Certains sont bien en poste dans l’appareil sécuritaire du système. Ceux qui n’avaient que d’objectifs de faire de la condamnation de Habré un laurier, n’ont rien compris, car à travers ce procès, en situant la responsabilité et en étant sincère, les Tchadiens pourraient savoir et pardonner, se réconcilier et voir l’avenir sereinement. Peine perdue, l’esprit de vendetta qui a prévalu et la haine semée n’augurent rien de bon. Sans Habré, la situation du Tchad aujourd’hui pose un regard plus qu’inquiétant dans tous les domaines. Plus que jamais la société est divisée, pire que quand Habré était au pouvoir. Un diagnostic accablant et inquiétant. Cette page Habré est derrière nous, gageons de voir s’il n’y a pas pire. Sans pavoiser, attendons la roue de l’histoire… Elle tourne.

 

Tchadanthropus-Tribune

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