Selon le Test prévisionnel de conjoncture(Tpc) de la Cemac au 3ème trimestre 2022 publié le 27 juillet dernier, cette tendance pourrait s’expliquer par la probable hausse de la production du consortium Esso, due à la mise en marche des champs de Miandoum.

Après la grève des employés du consortium Esso, l’incendie dans l’un des champs pétroliers de Miandoum en fin d’année 2021 et tout récemment le « SHT gate », la Société des Hydrocarbures du Tchad(SHT) compte renforcer ses activités. C’est ce que révèle la Direction générale des études, finances et relations internationales de la Beac qui vient de rendre public le Test prévisionnel de conjoncture(Tpc) de la Cemac au titre du 3ème trimestre 2022(juin-septembre).  Ces perspectives sont fondées sur deux facteurs.

Lire aussi : Détournements à la SHT : Orabank va tirer les conséquences, CBT s’en lave les mains

Esso et Miandoum en renfort

D’abord, « la probable hausse de la production » de Esso Exploration, filiale de la société pétrolière américaine Exxon Mobil. Cette dernière, qui affichait une production moyenne d’environ 33 700 barils de pétrole par jour en 2020, a été affectée par la grève du personnel qui a entraîné la suspension de la production au niveau du champ de Doba. En substance, Les travailleurs réclamaient l’arrêt des négociations engagées avec la société britannique Savannah Energy pour l’acquisition par cette dernière, des 40 % de la participation d’Exxon Mobil dans le projet de Doba ainsi que de sa participation de 40 % dans l’oléoduc Tchad-Cameroun.

Lire aussi : Tchad : Abdelkerim Idriss Deby nommé PCA de l’Agence nationale des investissements et des exportations

Dans le Tpc de la Cemac du premier trimestre 2022, la SHT prévoyait déjà une baisse de production étant donné que l’incident a engendré une chute d’environ 10 000 barils/jour. Au cours du 2ème trimestre, elle envisageait une reprise progressive de la production. Cet optimisme était alors conforté par la hausse des cours de baril de pétrole au niveau mondial à la même période suite aux sanctions occidentales sur la Russie comme conséquences de son invasion de l’Ukraine.

Lire aussi : Détournements de fonds: Commercial bank Tchad décline toute responsabilité dans un scandale de 120 milliards de FCFA

Le premier facteur est tributaire de « la mise en marche des champs pétroliers de Miandoum », l’un des grands champs destinés à l’exportation au Tchad à côté de Komé, Bolobo, Moundouli, Maikeri, Nya et Timbré tandis que ceux de Rônier et de Mimosa dans le bassin de Bongor alimentent la consommation nationale. Ce champ reprend peu à peu après l’incendie qui a ravagé 4 de ses cubes en début novembre 2021. Une source du ministère de l’Energie et du Pétrole confiée à Tchad Infos en mi-juin 2021 estimait la production pétrolière entre 100.000 et 105.000 barils/jr.

Tchadanthropus-tribune avec Eco Matin

1536 Vues

Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire