Dans l’affaire de la SHT, l’enquête révèle plusieurs vérités. Le DGA Tahir Issa Ali Souleyman s’est mis à table selon une source auprès de l’enquête, et plusieurs milliards ont été détournés des avoirs de la SHT.

Selon une source de l’enquête, de janvier à juin 2022, 13 milliards ont été retirés par chèque d’un compte ouvert et logé à ORABANK-TCHAD à N’Djamena. Les 13 milliards retirés par chèque ont été faits par les ressortissants d’une même et seule région.

Le PCMT surpris affirme n’est pas être au courant de l’affaire et demande la poursuite de l’enquête jusqu’au bout.

Avant l’interpellation des deux responsables de la SHT, le service d’investigation financière de l’ANS avait secrètement fait une descente à la direction d’ORABANK et le DG, tout comme le DGA ont confirmé l’existence d’un compte dont le seul signataire est le DGA de la SHT. C’est pourquoi, dès vendredi dernier le jour de l’interpellation, le DG Boayam Michel a été libéré rapidement.

La semaine dernière, un mouvement de 9 milliards de FCFA devait être autorisé à un transfert sur les comptes de la SHT à la banque CBT, sur instruction du DGA de la SHT. L’opération fut arrêtée nette par le DG d’ORABANK sous prétexte que le compte pose un problème.

Il faut noter que les 13 milliards de FCFA retirés par chèque sont tous en espèces, puis après les avoir retirés ces personnes originaires d’une même région se dirigent vers les cambistes pour faire des changes en devises.

D’autres sources parallèles affirment qu’il s’agit de 32 milliards de FCFA puisqu’il y avait plusieurs échéances de pétrole brut versées qui ont disparu des comptes de la SHT.

Cette affaire qui bruisse sur toutes les lèvres des Tchadiens tire ses sources d’un lobby éparpillé dans plusieurs structures de l’État y compris l’IGE qui a subi un changement dans son exécutif. D’autres têtes vont tomber d’ici quelques jours, sauf si le ménage est stoppé parce que cette affaire risque d’aller trop loin jusqu’à faire exploser le système en place.

Les autorités de l’État doivent avoir honte de ce qui arrive à ce pays, qui chaque jour est sur les lèvres des autres en matière de détournement, de biens mal acquis et autres mauvaises gouvernances. C’est ces pratiques qui refroidissent les élans de la diaspora à rentrer au pays et travailler pour le Tchad. Il ne peut y avoir des Tchadiens qui pillent les ressources du pays à tous les niveaux, et quand on dit vrai, d’autres sont menacés parce qu’ils disent la réalité du système mis en place pour enrichir que les siens.

De quel Tchad faudrait-il reconstruire ?

De ce Tchad que tout le monde veuille qu’on négocie la paix, ou d’un Tchad à deux vitesses, l’un pour les impunis, et l’autre pour ceux qui doivent subir ?

Le régime MPS et ses pratiques des 31 ans passés ne doivent pas servir d’exemple de continuité de malversations diverses. Si le régime CMT continue à gober les mêmes pratiques, alors il ne sert à rien de crier fort pour un quelconque dialogue, car les frustrations seront les mêmes, et la galvanisation du combat contre l’injustice ne fera que reprendre de plus belle. Il faut une vraie rupture des méthodes du passé.

Tchadanthropus-tribune

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