C’est un phénomène récurrent qu’on prit les chefs d’états tchadiens depuis plusieurs générations. À chaque fois qu’un président de la République se déplace dans une ville de province, les autorités se chargent d’imposer aux commerçants la fermeture de leurs boutiques.

À quoi sert cette fermeture, si ce n’est de faire perdre aux commerçants le peu d’entrées lucratives qu’ils perçoivent ? Est-ce qu’un président de la République au Tchad a pris la peine de quantifier les pertes économiques de ces commerçants, ou encore ceux qui n’ont rien d’autre que la débrouille ?

Il faut penser à toute cette population qui ne trouve son bonheur que sur le peu d’argent que leur permet le commerce.

Si pour les autorités administratives, le seul fait de faire fermer les boutiques pousse les commerçants et la population à l’applaudimètre, ce n’est pas sérieux, car, on n’oblige personne à aimer obligatoirement son président, s’il le veut vraiment ce commerçant le fera de son plein gré, et il ira accueillir et applaudir son président. Tout cela c’est de l’hypocrisie, car cela sert aux autorités des provinces de tromper la vigilance de leur patron et faire diversion par rapport aux vrais problèmes.

Autre phénomène est l’hygiène et la salubrité publique qui est faite une fois qu’un président rend visite à la circonscription. On lave les rues, on enlève toutes les immondices, on nettoie tout comme si d’ordinaire la ville est souvent pareille, mais dès que le président se barre, tout ce qui est mauvais revient en place.

S’il vous plaît, il faut aimer ce pays et travailler réellement pour sa population.

Ce matin à Moundou, les autorités ont fermé toutes les boutiques, en chassant les mamans qui vendent les beignets et autres collations. Il faut changer les méthodes de la servitude qui ne servent à rien, ni au peuple, ni à ce président, moins encore à ceux qui le prônent.

Tchadanthropus-tribune

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