La jeunesse tchadienne d’aujourd’hui est assez outillée sur le devenir du Tchad. Elle est partout, sur les réseaux sociaux, sur le net, et se voit sacrifiée par l’ancienne élite.

La sortie de ce jeune compatriote, même si elle est dure, et profonde, peut-être quelle éprouve pour certains compatriotes une aile assez extrême, mais elle résume à elle seule le ras-le-bol des jeunes citoyens qui voient l’avenir assombri par les mêmes rhétoriques.

Quand on est aux affaires, on se tait même si la vérité est en lumière, mais dès qu’on ne trouve pas son compte, le virage est à 360 degrés.

Goukouni Weddeye est-il le seul à indexer ?

Non, ils sont nombreux à se taire pendant 31 ans parce que leurs intérêts n’ont pas été touchés. Même si l’adage dit que la bouche pleine ne parle pas, le sacrifice fait sur des milliers de Tchadiens doit interpeller l’ancienne génération, qui n’a pas su léguer à la génération future un pays dans l’essor du développement, du progrès t de l’excellence.

Le communautarisme, le clientélisme, et la débauche ont divisé les Tchadiens en plusieurs catégories. L’injustice a fini d’entamer les maigres fiertés de la majorité des Tchadiens qui vivent pires que des captifs. L’état nation qui a engendré la bravoure des nos aïeux a été fragmenté, cassé, détruit, sous l’égoïsme ambiant.

Cette jeunesse qui crie aujourd’hui, personne n’a su écouter ses entrailles, elle a été manipulée à suffisance, et tout le monde est resté sourd à ses pleurs.

A-t-on le droit de la blâmer ?

Personne, aucun politique ne pourra ouvrir la bouche pour lui faire la leçon. De celle qui vit sur le poids de la précarité à l’intérieur du pays, à celle qui s’est volatilisée vers l’étranger.

Aujourd’hui, les Tchadiens ont écouté le cri d’un seul jeune, que personne ne soit surpris si demain on assiste à plusieurs ras-le-bol.

Le dialogue inclusif prôner par le nouveau régime, quoi que l’ont dise, et jusqu’à preuve de contraire offre une voie pour un changement en profondeur et permettre au Tchad de sortir des dangers qui le guettent. Faisons attention aux souffles de braises, parce que si la cocotte-minute va sauter, les frustrations diverses ne feront de cadeau à personne. Qu’on ne blâme pas Goukouni tout seul, la refléxion est pour tous les ainés. Prônons la paix.

Tchadanthropus-tribune

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