• Ces derniers temps , le ras le bol des tchadiens par rapport à toutes les formes d’ injustice subies et qui sont malheureusement les premières règles applicables de gestion de l’État en vigueur depuis 27 ans sous le règne d’Idriss Deby,, est ouvertement et publiquement exprimé. Et cela n’explique pas seulement une quelconque causalité avec la fameuse crise de “vache amaigrie “‘, plutôt sucée jusqu’à la moelle des os par une minorité prédatrice au pouvoir mais au contraire une lassitude est manifestement brandie et exposée partout dans l’optique de trouver au moins une oreille attentive. Devant l’incroyable montée de traque par la police politique du MPS des membres de la société civile et les agissements indécents et lâches envers des opposants civils sans oublier d’évoquer les différents massacres et autres exactions, lot quotidien au Tchad, l’heure n’est pas aux atermoiements ni aux lamentations mais à l’action au nom de la patrie car le danger qui menace notre existence en tant que peuple souverain serait bien réel.
  • Avec la confiscation du pouvoir du peuple en avril 2016 et le bannissement des libertés fondamentales sans une réelle résistance populaire, le régime MPS a ouvert un inestimable boulevard le conduisant vers la matérialisation du rêve de la grande dynastie qui hante certains esprits obtus depuis 1990. Il ne sert à rien de se voiler la face du moment où toute action pacifique n’est permise et dans cet état de choses croire à un tel système de gouvernance maquillé du vernis démocratique n’est qu’une intolérable complicité à l’assassinat de l’ordre républicain qui fonde le Tchad depuis sa proclamation en tant que république, une et indivisible en 1958. Il est du devoir de chaque tchadien de se tenir debout et solidaire pour prouver que l’impossible n’est pas tchadien, l’incapacité de bâtir une nation ne l’est pas aussi bref agir de telle sorte que le monde retiendra pour une fois de l’histoire que les tchadiens se sont donnés au prix d’énormes sacrifices pour arracher leur liberté et toutes les valeurs essentielles que doit incarner un pays normal. Dans un pays comme le nôtre où affamer et avilir un peuple est un principe de gouvernance qui sous-tend le règne MPS, demander à ce même peuple d’observer une grève de la faim ne serait qu’une plaisanterie de mauvais goût. Si réellement il y’a un brin de patriotisme, la bonne nouvelle que veut entendre un captif c’est de l’inviter à participer à la cassure du joug de son asservissement. .Il est temps pour un rendez-vous de l’histoire qui appelle à plus des responsabilités et des sacrifices suprêmes sans lesquels la fierté d’être tchadien cédera la place à la vile servitude d’un empire ou d’une dynastie. Tel est le dilemme !
  • Ahmat Yacoub Adam
  • Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République CCMSR
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  • Le peuple Tchadien est doublement victime. En effet, nul part (Régime en place, l’Opposition politique dans son ensemble, les diverses composantes de la Société civile, les Politico-Militaires et les Personnalités indépendantes)
    il n’a jamais été question de l’intérêt suprême de la Nation Tchadienne.

    C’est la désastreuse politique de “MOI ou PERSONNE D’AUTRE” en d’autres termes le “MOI ou le KAO”

    A lire le “Cheffisme”
    LE « CHEFFISME »
    “La seconde faiblesse à laquelle j’aimerais qu’on réfléchisse, c’est celle de ce que j’appellerais le « cheffisme ». La personnalisation outrancière de la fonction suprême que nous reprochons au pouvoir, on la retrouve dans les partis et mouvements d’opposition. Par exemple, on connaît le numéro Un de l’UNDR, mais qui a entendu parler du numéro Deux ? Cela est valable pour tous les partis et mouvements. On n’a pratiquement jamais vu un chef de parti ou de mouvement armé, céder la place, à travers un processus statutaire régulier. En général, dans les partis et mouvements, c’est la règle de la présidence à vie. L’organisation, même si elle a perdu toute réalité et ne subsiste que sous la forme d’un sigle creux, se confond avec la personne du premier responsable. Aussi, il suffit que ce dernier lâche prise, en se laissant charmer par les sirènes du pouvoir par exemple, et toute la structure s’écroule. Il est vrai que sur le papier, nos organisations ont des structures basées sur la participation et la collégialité, mais il nous faut travailler dur pour traduire cela dans la réalité de tous les jours et de façon visible et convaincante.”
    (ACHEIKH IBN-OUMAR – INTERVENTION AU 25ème ANNIVERSAIRE UNDR . Le Tchadanthropus, 19 Avril 2017)

    La seule solution gagnante pour tous, c’est l’alternance politique via les élections transparentes. Faudra t-il que tous ces différents acteurs jouent le jeux pour l’intérêt suprême de la Nation Tchadienne!

    Commentaire par Tchad le 3 mai 2017 à 1 h 24 min
  • pourquoi le commentaire a été censuré?

    Commentaire par Tchad le 3 mai 2017 à 7 h 38 min
  • Veuillez nous excuser pour avoir parler d’une censure ,du commentaire ci-dessus, sans vous laisser le temps nécessaire pour l’approbation.

    Commentaire par Tchad le 4 mai 2017 à 7 h 46 min