Les pourparlers entre le pouvoir militaire de Khartoum et les groupes armés darfouris en Libye patinaient déjà depuis plusieurs mois. Désormais, ils reculent. Un premier tour de négociations s’est tenu en juin à Niamey, au Niger. Le second, qui devait suivre fin septembre (AI du 22/08/22), n’a pas encore été organisé. Objectif : intégrer à l’armée soudanaise ces miliciens non-signataires de l’accord de Djouba (Juba Peace Agreement, JPA). Ils sont réunis au sein d’une coalition dite de la « voie démocratique ».

Formée par l’ONG française Promediation dans la perspective de ces négociations, cette coalition des contingents darfouris implantés en Libye (à l’exception du Sudan Liberation Movement d’Abdulwahid al-Nur, SLM-AW) se fissure. Abbas Ahmed Aseel, à la tête du Sudan Liberation Movement-Independent Leadership, est en passe de la quitter en raison de désaccords avec Musa Hilal Abdalla, le leader du Sudanese Revolutionary Awakening Council (SRAC), et Ali al-Safana, le dirigeant du Awakening Council-Collective Leadership. Abbas Ahmed Aseel se dit toutefois prêt à signer seul ou avec les autres groupes un accord avec Khartoum. L’ensemble de cette coalition représenterait entre 2 500 et 3 000 hommes.

Pour tenter d’apaiser ces tensions, le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemeti« , était intervenu en personne lors de son séjour prolongé au Darfour en juillet. En se servant de chefs locaux dont la loyauté lui est acquise, il a cherché à convaincre Abbas Ahmed Aseel de rester dans la coalition.

Africa Intelligence

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