Alors qu’un Transitional Military Council (TMC) s’est mis en place à Khartoum avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhan.

Idriss Déby continue de suivre de près la situation dans ce pays frontalier qui a longtemps hébergé une partie de l’opposition armée tchadienne. Il a ainsi profité de son voyage à La Mecque, du 31 mai au 2 juin, où il participait au 14e sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), pour s’entretenir en aparté avec le nouvel homme fort de Khartoum. Idriss Déby souhaite notamment préserver l’accord passé avec Omar el-Béchir en 2008, qui avait obligé l’Union des forces de la résistance (UFR), principale force d’opposition tchadienne qui opérait depuis le Soudan, à se replier dans le Sud libyen. Les offensives de février du général Khalifa Haftar dans cette zone ont néanmoins poussé l’UFR à chercher une nouvelle base arrière.

En 2008, c’est déjà depuis le Darfour (ouest du Soudan) que le leader de l’UFR, Timan Erdimi, avait lancé l’assaut de ses troupes sur N’Djamena. La situation est suivie de près par le directeur général de l’Agence nationale de sécurité (ANS), Ahmed Kogri. Le président tchadien peut par ailleurs compter sur la coopération de l’ancien ministre tchadien des affaires étrangères Moussa Faki Mahamat, actuel président de la Commission de l’Union africaine (UA). Ce dernier suit au plus près la situation à Khartoum, où il a dépêché un envoyé spécial le 5 juin. 

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du Continent

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