L’ex-beau-père de la République, donc d’Idriss Déby tangue selon le souffle du vent. Il n’y a pas longtemps, ce chef de tribu arabe à la lisière de la frontière Tchad/Soudan affirmait son hostilité envers et contre le pouvoir de son ancien parrain El-Béchir, et au vu des véhémences il avait prit ses distances avec le pouvoir de N’Djamena. Une hostilité clairement affichée l’amenant à toiser les deux pouvoir jusqu’à faire de sa zone de sécurité un abri pour les dissidents rebelles anti pouvoir. Mais ses dernières sorties laissent étonner plusieurs observateurs politiques et militaires. Ses dernières déclarations prennent le pas des lexiques utilisés par le pouvoir tchadien, qui taxe ses opposants de terroristes djihadistes. Moussa Hilal utilise dorénavant les mêmes termes envers l’opposition armée tchadienne au sud de la Libye. Pire, il va aussi très loin dans les accusations, loin sans faux de taxer les hommes du général Himiti, d’être composé à 85 % d’Arabes tchadiens. Ces Arabes hyper armés par le même régime soudanais inquiètent au 1er point la nomenclature militaire tchadienne et le cercle du pouvoir MPS. Rival politique à Moussa Hilal, Himiti inquiète par sa puissance de feu et d’hommes aguerris dans la région du Darfour. Si le régime utilise la mobilité de ces hommes pour combattre sa propre rébellion, cette force astucieusement construite commence à faire peur, d’où l’ordre de vouloir la désarmer à moitié. Chose très difficile pour ces nomades trop fiers à accepter l’humiliation après une prise de confiance… À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

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