Khartoum – La réactivation de l’accord quadripartite sur la surveillance et la sécurisation des frontières communes, signé à N’Djamena, le 31 mai 2018, entre la Libye, le Niger, le Soudan et le Tchad, était au centre d’un entretien entre les présidents des transitions du Tchad et du Soudan, Mahamat Idriss Deby et Abdulfatah Al-Bourhan Abdourrahman.

Pour le président du Conseil militaire de transition du Tchad, c’est l’une des meilleures options. « La mise en œuvre de cet accord est d’une importance capitale pour mieux faire face aux diverses menaces transfrontalières liées à la crise libyenne. “, a-t-il déclaré à son homologue.

“Le Tchad jouera toute sa partition pour rendre opérationnels les mécanismes prévus par cet Accord”, a ajouté le général Mahamat Idriss Deby.

Face au vice-président du Conseil souverain de transition, Mohamed Hamdan Dagalo, il a salué les mérites de la force mixte Tchad-Soudan. Citée aujourd’hui comme exemple en Afrique, cette force a permis de stabiliser la situation sécuritaire à la frontière et de contribuer à renforcer les échanges économiques entre les deux pays, explique la Présidence.

« C’est grâce à cette force mixte que les populations des régions frontalières savourent aujourd’hui de deux côtés, les dividendes de la paix et de la sécurité. Nous devrions veiller à sa préservation et à sa pérennisation », a affirmé le chef de l’État tchadien qui a également abordé avec le premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, d’autres sujets de coopération relevant du développement, au rang desquels figurent les projets de chemin de fer, de l’interconnexion à fibre optique et la zone franche au Port Soudan.

Tchadanthropus-tribune avec Alwihda

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