Les 50 pèlerins tchadiens se rendant à la Mecque arrivés vendredi et bloqués samedi à l’hôtel à Khartoum à l’entame de la guerre des généraux ont rejoint la ville d Omdourman se trouvant à une quinzaine de km à pied.

Cinq jours après le début des affrontements opposant les deux généraux rivaux qui dirigent la transition au Soudan, 50 Tchadiens en partance pour l’Arabie Saoudite dans le cadre de la Oumra (petit pèlerinage) sont toujours bloqués à Khartoum. Ces derniers se trouvant dans un hôtel de Khartoum racontent leur calvaire les menant de leur hôtel […]

Cinq jours après le début des affrontements opposant les deux généraux rivaux qui dirigent la transition au Soudan, 50 Tchadiens en partance pour l’Arabie Saoudite dans le cadre de la Oumra (petit pèlerinage) sont toujours bloqués à Khartoum. Ces derniers se trouvant dans un hôtel de Khartoum racontent leur calvaire les menant de leur hôtel jusqu’à Omdourman pour se mettre en sécurité.

Ils sont au nombre de 50, tous bloqués dans un hôtel à Khartoum, la capitale soudanaise, plus de 24 heures sans eau, sans électricité et moins encore d’Internet. Si beaucoup d’autres nationalités ont pu quitter les lieux, les Tchadiens avec quelques Ougandais, ont dû prendre de risque pour se retrouver à Omdourman, la ville jumelle de Khartoum, sous le crépitement des balles. “Nous étions coupés du reste du monde pendant plus de 24 heures, sans eau, sans électricité et sans Internet. Ce que nous entendons, ce ne sont que des tirs d’artilleries lourdes car notre hôtel était entouré par les éléments des Forces de Soutien Rapide du Général Hemiti, vice-président de la transition, par ailleurs, principal rival du président de la transition, Al-Burhan”, raconte Abakar Hassane, un Tchadien qui devrait se retrouver en Arabie Saoudite pour la Oumra.

Compte tenu de cette situation et vu les difficultés que traversent leurs clients, les responsables de l’hôtel ont décidé de les transférer dans un lieu plus sécurisé, à Omdourman, à 15Km des lieux où les combats se déroulent. “Les responsables de l’hôtel nous ont obligé d’évacuer les lieux car tous les autres occupants ont quitté en dehors de nous les Tchadiens et une trentaine d’ougandais sous le crépitement des balles. Nous sommes escortés par deux responsables de l’hôtel, deux agents de sécurité en tenue civile et un personnel d’appui. Nous avons parcouru 15Km à pied pour traverser le pont d’Omdourman”, explique le jeune Abakar Hassane, la peur qu’ils avaient au ventre.

Ce dernier indique que lui et ses compagnons d’infortune faufilaient entre les cadavres en phase de décomposition et le sifflement des balles des artilleries lourdes et légères jusqu’à Omdourman, dans un hôtel plus sécurisé que le premier où ils étaient logés. “Ici à Omdourman, la population vaque plus ou moins à ses occupations. L’on constate aussi que les taxis circulent. Cependant, ce qui a retenu mon attention est qu’un agent du consulat de l’Ouganda à Khartoum, a parcouru lui aussi des kilomètres pour assister ses ressortissants”, détaille-t-il tout stupéfait.

Ce dernier fait comprendre que l’agent du consulat d’Ouganda a pu évacuer les ressortissants surtout les personnes âgées et les femmes de son pays bloqués dans l’hôtel vers un autre endroit. “Parmi nous les cinquante, nous comptons une quinzaine de femmes mais heureusement qu’il n’y a pas d’enfant. Toutefois, nous sommes restés bloqués jusqu’à présent dans cet hôtel ici à Omdourman”, fait savoir Abakar Hassane.

Tchadanthropus-tribune

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