Malgré la visite éclair au Tchad ces derniers jours du directeur des renseignements militaires et de la sécurité, le général Aboubakr Hassan Mustapha, le régime d’Idriss Déby n’est pas rassuré des relations à venir entre les deux pays. Il est clairement observé que les rapports qui avaient transcendé Omar El Béchir et Idriss Déby ne peuvent plus être poursuivis à cause de plusieurs disponibilités et facteurs.

Au Soudan, et pendant encore longtemps, les apparatchiks du sérail sécuritaires tiennent toujours Idriss Déby comme responsable de la situation désastreuse au Darfour. Pour eux, Idriss Déby avait contribué pendant longtemps à recevoir tous les antis soudanais en occident partant du fameux Bernard Henri Lévy à Laurent Fabius jusqu’à Kouchner. Ces derniers avaient détruit l’image du Soudan à travers leurs canaux de propagande.

Si les politiques autour de l’ancien président soudanais Omar El Béchir et lui-même portaient une semi-confiance envers Idriss Déby, dans les rangs des officiers de l’armée soudanaise et des renseignements, Idriss Déby demeure toujours l’homme à abattre. Ce n’est pas pour rien, si autour des la junte actuelle personne n’avait voulu prendre l’appelle d’Idriss Déby au 1er jour de la prise du pouvoir.

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Quand le deuxième président soudanais avait été mis en place et son gouvernement constitué, Idriss Déby comme plusieurs autres chefs d’État avaient cherché de prendre contact avec les nouveaux venusSassou Nguesso, le général Al Sissi, Mahamadou Issoufou, Touadera, Buhari entre autres, mais sauf Idriss Déby qui n’a pas pu avoir un des nouveaux membres de l’exécutif soudanais. Déby avait convoqué l’ambassadeur du Soudan au Tchad pour le mettre en contact en vain. À chaque fois que les affaires étrangères du Soudan sont connectées et le protocole soudanais recevait l’appel annonçant Idriss Déby, le téléphone a été raccroché. 9 fois, de cette manière explique tout simplement qu’il y a anguille sous roche. Ceux qui étaient présents (1 neveu proche et un parent général de corps d’armée) en audience au palais rose ce jour auprès de Déby ne peuvent pas démentir cette information. Le dictateur tchadien s’était mis dans tous ses états en proférant des menaces et des insultes à l’envers des Soudanais et des Arabes sans ménagement.

Secundo, bien avant la visite du général Aboubakr Hassan Mustapha c’est le secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères qui a été désigné pour informer Idriss Déby de la situation qui prévaut dans son pays. Puis les preuves brandies au sein des leaders politiques des manifestants soudanais dont plusieurs Darfouri seraient financés par Idriss Déby. Même si l’information devrait être prise au conditionnel, cela fait tache d’huile et n’arrange pas la confiance réellement voulue par le dictateur tchadien.

 

Depuis longtemps, le pouvoir tchadien perçoit une sorte de menaces à travers le pouvoir sécuritaire au Soudan. Si certains politiciens soudanais furent pendant longtemps les alliés de Déby parce qu’ils trouvaient leurs comptes, les nouveaux venus connaissent les réalités tchadiennes par cœur, et leurs yeux Déby et sa bande sont des prédateurs qui oppriment leur peuple. Ceux-ci, quelle qu’en soit la nature de la politique et des relations que veut véhiculer le pouvoir tchadien, ils ne peuvent plus être dupés.

Le communiqué de nature griot narrant la visite du directeur des renseignements soudanais au Tchad que brandit le DGCOM du palais des Itno le 07 mai dernier, n’apporte aucune garantie, sauf superficielle pour les observateurs avisés de la région sur ces relations complexes.

Les relations entre le Tchad et le Soudan sont à réécrire, sauf que personne ne peut s’amuser à dire comment. 

Tchadanthropus-tribune

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