Les observateurs les mieux avisés l’ont compris, les apparatchiks sécuritaires du pays le murmuraient assez bas, mais maintenant trop haut. Le Tchad est sur des braises qui risquent de prendre à cause de plusieurs antagonismes anti régime MPS, anti communauté proche du régime, du clan, qui socialement ne s’intègre que difficilement à la majorité du peuple. Les présences des rebelles tchadiens, en ordre dispersé au sud de la Libye inquiète, même si à diverses raisons ces rebelles furent sous-estimés à un moment. Dans leurs dispersions ils sont hyper armés et très mobiles. Dans le Darfour des groupes hostiles au régime existent et se préparent silencieusement. Leur déplacement est signalé à divers moments et toléré par les renseignements sécuritaires soudanais. À l’intérieur du pays, la grogne des militaires face à leur condition de vie n’arrange pas les choses. Face à cela, le régime MPS s’organise selon nos informations. Dans l’organisation militaire, plusieurs zones sensibles sont confiées à des proches, qui n’ont pas des proximités avec les jumeaux TOM & Timan Erdimi. Une vraie armada militaire quitte depuis quelques jours N’Djamena pour les zones nord et Est. Une partie de l’artillerie envoyée au Mali est priée de rejoindre le Tchad et directement acheminée vers les zones sensibles. Toute cette observation laisse clairement penser que le régime MPS prépare la guerre. Autre aspect, la brouille avec le Qatar rend brumeuse l’idylle avec le Soudan. Fermeture des frontières, problème inter communautaire de par les deux zones des frontières et le no man’s land de l’ex-beau-père Moussa Hilal devenu hostile envers son ex-gendre et Oumar Al-Béchir. Moussa Hilal fait un appel d’air à l’opposition armée tchadienne de manière claire et concise dans ses territoires qu’aucune force n’ose aller voir. Il a plus de 20 mille hommes et une armada de terreur. Les récentes visites de la délégation conduite par Bichara Issa Djadallah (ministre délégué à la Défense) auprès des politiques soudanais, ensuite avec la sécurité soudanaise, ne sont pas à la hauteur des attentes voulues. Le monde du renseignement soudanais l’exprime aisément que le problème vient du régime tchadien qui est la source des imbroglios, là où les politiques tempèrent le jeu. Face à toute cette optique, rien n’augure de bien à l’avenir. Que ce soit de Paris, N’Djamena et Khartoum, les yeux resteront grands ouverts… À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

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