Le pouvoir exécutif tchadien connaît trop bien l’homme Salah GOSH, exilé depuis longtemps à Dubaï par leur entremise. Son retour dans les affaires est doublement mal vu du côté tchadien, et observé dans une certaine mesure au sein du pouvoir soudanais. Les Américains auraient beaucoup joué pour ce retour en force, eux qui normalisent depuis quelques mois leurs relations avec le pouvoir d’Oumar El Béchir.

Aussitôt en place, le nouveau chef de la sécurité soudanaise oriente ses priorités dans le conflit entre le Soudan et l’Égypte, faisant passer les autres prorogatifs entre le Tchad et le Soudan au second plan. Il aurait aussi affirmé en son sein qu’il voit très mal les relations de complicité entre Idriss Déby et le général égyptien El Sissi. Le rôle que joue le Tchad sur le dossier libyen devrait être clarifié. En attendant des émissaires tchadiens à Khartoum, la rencontre en marge des problèmes de sécurité entre le Tchad et le Soudan devrait attendre, d’ici là plusieurs rencontres sont initiées entre certains Tchadiens et les autorités sécuritaires soudanais au Soudan.

Selon une correspondance envoyée à la rédaction, Salah GOSH est complètement remonté envers Idriss Déby, et aurait posé ses conditions avant son arrivée à Khartoum. Pour GOSH, celui qui a été derrière ses problèmes avec El Béchir c’est Idriss Déby, et pour lui rien ne sera pareil. Mais, ce qui change dans l’optique des relations avec le Tchad, est que ce n’est plus les mêmes hommes qui pilotent les rebellions contre Idriss Déby, tout comme la physionomie militaire du Tchad aussi a beaucoup changé. Une chose est sûre par contre, ce que le nouveau responsable de la sécurité du Soudan ne porte pas le pouvoir exécutif tchadien au cœur, et cherchera par tous les moyens à le nuire. Si beaucoup de choses semblent en sommeil, bientôt plusieurs dormeurs seront réveillés de leur sieste…

Tchadanthropus-tribune

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