Depuis plusieurs années, le football tchadien vit dans une léthargie sans commune mesure du fait du comportement puéril de ses principaux animateurs. En effet, malgré les grandes sommes d’argent régulièrement versées par la FIFA à notre pays, les membres du Bureau Exécutif de la fédération tchadienne de football ont montré leurs limites, insuffisances et incapacité à hisser le football tchadien sur l’échiquier continental. Or, certains pays africains qui ont bénéficié de ces mêmes appuis de la FIFA ont pu sortit la tête de l’eau. Malheureusement, le Tchad, comme vous le savez, n’a jamais participé à une phase finale de la CAN ou du CHAN, toutes catégories confondues. C’est un sentiment d’échec total. Il vous souviendra qu’il y a plus d’an déjà, l’ancien ministre en charge des sports avait tiré la sonnette d’alarme sur l’amateurisme, la mal gouvernance et le manque de résultats de l’actuelle équipe de la fédération de football, allant jusqu’à lui retirer la délégation de pouvoir accordée par l’Etat. Aujourd’hui, on lui donne raison.

Les grands problèmes de gouvernance des instances de football en général et en particulier ceux des associations et clubs sportifs tels que diagnostiqués et analysés par les acteurs de football à la base sont d’ordre de mauvaise gouvernance selon l’étude qui a été menée par le collectif sauvons notre football. Les maux qui minent le football sont entre autres : l’opacité dans la gestion des subventions allouées; l’inadaptation des textes au contexte international et local notamment par l’introduction des dispositions anti-démocratiques et ne répondant pas aux exigences d’une bonne gouvernance associative l’exemple de 10 millions de caution non remboursable au poste de président de la FTFA, nulle part au monde ni à la FIFA ni à la CAF est ahurissant; l’absence d’une politique du gouvernement en matière de sport sous tendue par une politique de financement lisible de l’Etat ; les pratiques favorisant les conflits d’intérêts etc.

Ces problèmes ont comme causes principales, la mauvaise gouvernance sur le plan administratif, juridique et sportif des instances dirigeantes de football ce qui entraine les dysfonctionnements dans l’organisation des compétitions notamment la ligue nationale, les ligues régionales et les sous- ligues.

Au Tchad, l’incapacité intellectuelle et le manque d’intégrité et d’éthique des dirigeants de football à diriger cette discipline de nos jours, sont la cause tangible d’une occlusion pour son épanouissement et son développement.

Il est de nos jours prouvé que la situation actuelle de notre football est la faute des dirigeants de football puisque tous ont été comptables et ont contribué pleinement à la mauvaise gouvernance. Les dirigeants sont arrivés à un état d’indigence très avancé qui ne leur permet plus de diriger les associations sportives en toute bonne conscience puisque n’ayant aucun programme, ils passent leur temps à mendier auprès de la FTFA, le temple du faux football. Le collectif appelle tous ces dirigeants à la conscience, de penser à Dieu et au bon sens pour la postérité.

Pour changer cet état de chose une fédération nouvelle version est proposée au peuple tchadien : Une Fédération Tchadienne de Football de la 4è République avec des dirigeants honnêtes et intègres qui doivent jurer sur la bible et le coran avant de prendre fonction, ayant du sang neuf :

 

  • 1 Président élu par l’assemblée générale sur la base d’un programme de développement de football accès sur les résultats (ancien footballeur ou dirigeant) n’ayant jamais appartenu à l’une des précédentes fédérations, ni ligue, ni club ;
  • 4 Vice-présidents élus des collèges de 4 zones des ligues du Tchad ;
  • 6 membres féminins ;
  • 14 Autres membres élus par les autres ligues et associations sportives et installés en assemblée générale ;
  • 1 Secrétaire général nommé par le Bureau exécutif (BE);

 

Comme l’a confirmé le Comité International Olympique (CIO), le respect des principes éthiques et de bonne gouvernance est un combat qui doit être mené sans relâche.

« Nous ne pouvons attendre que les autres adhèrent à nos normes éthiques élevées si nous ne les respectons pas nous-mêmes. Nous ne pouvons pas espérer une conduite irréprochable sur l’aire de compétition si nous ne présentons pas une bonne gouvernance au sein de la famille olympique » CIO : Actes, p. 17).

Sachez que nous ne sommes pas contre des individus. Nous sommes plutôt contre un système qui a pris en otage le football tchadien. Le moment est donc venu de repartir sur de nouvelles bases plus saines. L’heure a sonné pour que le peuple siffle la fin du match et que le football tchadien puisse redécoller.

Abakar Hunwanou

Ancien footballeur et président du collectif

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