À plus d’un mois de conflit au Tibesti, l’armée de Déby amorce un repli total des zones de combat, notamment Miski et ses environs. L’armée dite nationale aurait posé des mines sur la longueur des sentiers et voies sortant et entrant à Miski. Elle procède par des bombardements aveugles sur des oasis où se terre encore une population civile. Le comité d’auto défense par la voix de son porte-parole affirme que la stratégie des troupes de Déby est de couper les voies menant vers la zone causant un embargo inhumain envers la population sur place.

Cette guerre des cailloux n’emballe pas les soldats ni les officiers du régime Déby dont plusieurs de ses cadres sont natifs de la région du BET. Idriss Déby serait obligé d’amorcer un repli s’il ne veut pas perdre la face. Lundi dernier, selon un de nos correspondants à N’Djamena, affirme que des soldats jonchés sur plusieurs véhicules, auraient refusé clairement leur envoi au nord du pays. “ Ils auraient tous vidé les lieux en partant chacun de son côté “. Ce genre de malaise définit à plus d’un que la guerre là-bas n’est pas facile, toujours est-il qu’il y a de la conscience parmi certains sur le bien-fondé de cette tragédie. « À Miski, plus 2500 civils sont assiégés depuis plus de 3 mois et manquent de tous pour s’alimenter, se soigner, se couvrir du froid la nuit dans les grottes, car fuyant le bombardement aveugle de l’aviation de Déby. Les organisations humanitaires internationales interpellées », poursuit le communiqué sur Twitter.

Si l’armée de Déby bat en retraite, il faut rester vigilant. Les Toubous ne doivent pas vite crier à la victoire. Blessé dans son orgueil et connu pour ces relents rancuniers Idriss Déby devrait leur réserver une surprise.

Pour les Toubous, il faudrait éviter les pièges du discrédit, car le régime Déby veut clairement jouer sur l’usure. En se repliant, il laisserait la voie libre à des renforts venant de la Libye et du Niger, et ferait porter l’accusation djihadiste sur le comité d’auto défense. Il est temps aussi de redéfinir les revendications au seuil national afin que leurs compatriotes les accompagnent dans leurs revendications.

D’ailleurs, plusieurs leaders des partis politiques dont le chef de file de l’opposition tchadienne Saleh Kebzabo interviewé sur Tchadanthropus-tribune vient en soutien au Toubou dans leurs revendications, mais il conseille le chemin vers un destin national.

Pour l’instant, selon des sources concordantes, l’essentiel de l’armada de Déby se retrouve concentré dans la capitale du Borkou à Faya-Largeau. Après lesdites réunions avec les fils de la région et les Beris, le brouillard se lèvera.

Tchadanthropus-tribune

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  • C’est plutôt une débâcle et démoralisation des troupes. Signe du début de la fin de règne.

    Commentaire par VICTOIRE le 28 novembre 2018 à 8 h 37 min