Le président tchadien veut jouer la carte du développement économique, par le biais de l’implantation de sociétés étrangères dans le remuant Tibesti, riche en or. Le Franco-Israélien Philippe Hababou Solomon et le Français Alexandre Benalla ont notamment joué les intermédiaires.

En visite le 2 mars à Miski, dans un Tibesti frondeur depuis près de deux ans, Idriss Déby Itno (IDI) comptait sur la présence de deux personnalités locales pour améliorer ses relations avec les notables toubous : l’ex-président Goukouni Weddeye et le général Oki Dagache.

Ressources aurifères

Ce déplacement avait été préparé par le ministre délégué à la Défense, Mahamat Abali Salah, et par le directeur général des Douanes (et neveu du chef de l’État), Charfadine Abdelkerim.

Ce dernier est, avec Abdelkerim Déby Itno, fils et directeur de cabinet adjoint du président, le concepteur de la stratégie économique du gouvernement dans le Tibesti, qui vise à faciliter l’implantation de sociétés étrangères pour exploiter ses ressources aurifères.

Philippe Hababou Solomon et Alexandre Benalla à la manœuvre

Plusieurs compagnies se sont montrées intéressées, notamment Barer Holding, un consortium turco-qatari introduit au Tchad par le Franco-Israélien Philippe Hababou Solomon et le Français Alexandre Benalla.

IDI souhaite créer une zone économique spéciale au Tibesti. Elle serait protégée par la Direction générale de service de sécurité des institutions de l’État, que dirige son fils, Mahamat Idriss Déby. Mais les relations de ce dernier – présent à Miski le 2 mars – avec les notables toubous sont exécrables.

Le comité d’autodéfense de la ville, qui s’oppose aux projets de la présidence, a prévu de se réunir au début d’avril pour faire le point.

Jeune Afrique

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