Voilà un fait qui exprime la légèreté des dirigeants tchadiens. Comment peut-on s’amuser de la sorte avec l’avenir de la jeunesse ?

Par un arrêté du ministre de l’Éducation nationale, le complexe scolaire international Tchado-Turque (Bahar) est provisoirement suspendu et passe sous tutelle du gouvernement tchadien. Selon nos informations, l’école a été fondée par une association turque (BASKENT), une association qui n’est pas bien vue par le régime du président turc actuel Recep Erdogan. Le régime turc avait demandé depuis longtemps sa suspension, mais le régime Déby ne s’est pas exécuté. La décision subite est prise parce que le président turc Erdogan va effectuer une visite vers la fin décembre 2017 au Tchad. Autres faits, la décision des autorités tchadiennes intervient juste après avoir été saisie par les autorités turques qui justifient que l’association BASKENT, qui a été autorisée à créer cette école au Tchad, n’existe plus en Turquie, ce qui a conduit à procéder à la mise sous tutelle provisoire de cette école Tchado-Turque et à lui retirer surtout son autorisation. Mais il apparaît clairement que si Erdogan ne venait pas au Tchad, l’école devrait continuer à exercer.

Une question taraude l’esprit de tous ceux qui ont inscrit leurs enfants dans cette école, que feront-ils alors que l’année scolaire a commencé ? Comment ces dirigeants réfléchissent surtout quand il s’agit de l’avenir de cette jeunesse ?

La Turquie a le droit d’entreprendre des démarches pour procéder à la mise sous tutelle des institutions au nom de son pays, surtout si les autorités turques pensent que ces institutions sont affiliées au prédicateur turc Fettulah Gulen. Mais, que des responsables tchadiens se couchent simplement en sacrifiant le devenir des jeunes tchadiens, cela est inacceptable. Les parents d’élèves devront dorénavant chercher où inscrire leurs mômes, face à un état qui ne voit que son nombril.

Tchadanthropus-tribune

2135 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article