Dans le sillage de la visite d’Erdogan à N’Djamena, fin 2017, les contrats signés avec des entreprises turques fleurissent.

Le 31 janvier, le secrétaire général de la présidence tchadienne, Kalzeubé Payimi Deubet, a signé l’accord conclu avec le PDG du fonds d’investissement turc Barer HoldingOktay Ercan, pour cogérer la société Manufacture des équipements militaires (Manem) à N’Djamena. Ce contrat intervient plus d’un mois après la visite, dans la même ville, de l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Banalla et de l’intermédiaire Philippe Solomon (LC n°790). Ces derniers accompagnaient une délégation d’hommes d’affaires turcs. Ils s’étaient notamment entretenus de ce dossier avec Oumar Déby, le frère du président Idriss Déby, qui pilote la Direction générale de la réserve stratégique (DGRS). Barer Holding, qui a acquis 70% des parts de la Manem, cherche par ailleurs à se positionner dans l’exploitation minière, notamment aurifère, dans le nord du pays.

Autre illustration de l’activisme des entreprises turques, le groupe de BTP Summa poursuit son lobbying pour la construction de l’aéroport de Djarmaya. Ce projet pourrait être appuyé par des fonds qataris (LC n°784). Egalement présent à N’Djamena, Tana Group a officialisé en 2018 l’ouverture d’un bureau dans le pays. Ce dernier est chargé de l’exécution des travaux pour la construction d’un complexe agro-industriel, toujours à Djarmaya. Cette offensive des groupes turcs au Tchad s’inscrit dans le rapprochement opéré par Recep Tayyip Erdogan depuis sa visite – la première d’un président turc – à N’Djamena en décembre 2017.

Tchadanthropus-tribune avec la Lettre du Continent

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  • Un mélange de genre dépourvu de tout logique de principe tel que BENALLA ,ERDOGAN, SALOMON et consorts. Est-ce pour des affaires mondaines on piétine la dignité humaine? En ce qui me concerne non incha ALLAH.

    Commentaire par Hassane Touka le 22 février 2019 à 2 h 09 min