A l’occasion de la commémoration du 1er décembre, les Tchadiens ont entendu, estomaqués, le Président de la République :

1-  Supplier les corrompus, les corrupteurs et détourneurs des deniers publics de se référer aux esprits de nos ancêtres pour cesser de voler l’Etat. 

2-  Déclarer que c’est après le vote, par l’Assemblée Nationale, du Code pastoral qu’il a lu ladite loi.  

Comment un Chef de l’Etat, aux commandes du pays depuis 24 ans, après avoir taxé tous ses collaborateurs de voleurs, au lieu de prendre les mesures qui s’imposent pour assainir la situation, peut-il être réduit à supplier, implorer ces malfrats de collaborateurs de cesser leurs pratiques ? C’est pour le moins un aveu d’impuissance.

 

Comment comprendre qu’un Président de la République, Président du Conseil des Ministres, ne prenne connaissance d’un projet de loi initié par son gouvernement, qu’après le vote unanime des députés de son parti ? Nous avons à faire, pour le moins, à un Président de la République à qui tout échappe, y compris l’élaboration des lois par le gouvernement qu’il dirige et votées par les députés dont il a la maîtrise.

 

Le Tchad étant proclamé un Etat de droit, nous attendons de voir la procédure par laquelle une loi défendue âprement par le gouvernement, votée par l’Assemblée Nationale le 11 novembre, soit plus de 20 jours auparavant et déjà transmise pour promulgation va être rendue caduque.  

 

Le Président de la République voulant, par cette déclaration, ridiculiser toutes les institutions de l’Etat (Secrétariat Général de la Présidence, Gouvernement et Assemblée Nationale), vient de faire la démonstration que le Tchad a tout l’air d’un avion sans pilote.

 

Nous citoyens tchadiens, passagers que nous sommes, ne sommes-nous pas en danger de mort ?

 

COORDINATION DES PARTIS POLITIQUES POUR LA DEFENSE DE LA CONSTITUTION

                                              (CPDC)

 

                                             Fait à N’Djamena, le 2 décembre 2014

 

                                                    Le Porte-parole  1er Adjoint

 

                                                            ALI G. GOLHOR               

 

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