Les consultations électorales du 10 avril dernier sanctionnées par la prétendue réélection du président Idriss Deby Itno ont été un coup de poignard porté sur le processus démocratique désormais enterré définitivement. Un assassinat de la démocratie cautionné par des pays comme la France et les Etats Unis, donneurs de leçon mais aussi habiles à sacrifier sur l’autel de leurs intérêts des valeurs universelles qu’ils entendaient défendre et promouvoir! Ces élections ont confirmé les inquiétudes de certains observateurs de la scène politique tchadienne, à travers des résultats qui étaient favorables pour le maintien d’un régime au pouvoir depuis décembre 1990.

 

La victoire du candidat-président Idriss Deby Itno dès le premier tour s’est réalisée, selon ses opposants (Saleh Kebzabo, Laoukein Kourayo, Joseph Djimrangar Dadnadji, Gali N’gothé, Mbaimon Brice Guedmbaye et Mahamat Ahmat Alhabo), grâce à un hold-up électoral, une véritable mascarade orchestrée par le régime du Mouvement Patriotique du Salut. Pour les candidats de l’opposition, Idriss Deby Itno ne pouvait même pas prétendre aller au second tour à plus forte raison gagner dès le premier tour.

 

Malgré les actions légales entreprises par les candidats « malheureux », jusqu’à l’heure actuelle ils ne sont pas parvenus à avoir raison face à la machine politique tchadienne qu’est le régime MPS. La réélection d’Idriss Deby subtilement soutenue par les occidentaux s’explique-t-elle par l’envoi des forces tchadiennes comme supplétifs pour appuyer des missions militaires françaises se disant combattre le terrorisme dans le Sahel ? « Toute déstabilisation de ce pays (le Tchad) aurait des conséquences immédiates sur notre engagement au sahel et en Centrafrique

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