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COMMUNIQUE DE PRESSE n°048/UNDR/PN/BE/SNCRE/2015 Manifestement, le Gouvernement n’arrive pas à établir l’ordre de priorité dans la gestion de la sécurité des citoyens. Pendant que la population s’inquiète au jour le jour de ce que demain sera fait quant aux craintes persistantes de probables attentats de Boko Haram parce qu’aucun plan de sécurité ou mesure de prévention contre les actes de terrorisme n’est observable outre les appels à la vigilance, le ministère de la Sécurité Publique étale son mépris des droits prioritaires des citoyens en réhabilitant la mesure de port de casque dans un contexte sécuritaire incertain.

Il est à s’étonner que, quand-t-il s’agit de justifier une mesure inappropriée pour sévir sur la population, la Police sort des statistiques. Mais quand la population fait le frais de braquages et autres vols à main armée qui se soldent majoritairement par de mort d’homme, la Police est silencieuse et jusqu’ici aucune statistique n’est révélée par la police sur les cas de braquages et le nombre de victimes ne serait-ce que pour la ville de N’Djamena. Le Bureau Exécutif de l’UNION NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ET LE RENOUVEAU (UNDR) demande au ministère de la Sécurité Publique : entre la sécurité des biens et des personnes et le port de casque qui est une mesure de prévention en matière de code de la route, qu’est-ce qui est prioritaire pour un gouvernement responsable ?

En outre, qu’est-ce qui justifie soudainement cette mesure de port obligatoire de casque en ce moment où les fonctionnaires peinent à percevoir leurs salaires pour faire face à des obligations plus urgentes ? Regrettant cette façon inadmissible de procéder, l’UNDR condamne l’atteinte physique sur le corps enseignant et sur les élèves et cette méthode de réprimer systématiquement toute velléité de manifester pour exprimer son mécontentement. Au lieu que le Gouvernement prenne des mesures comme ce qui se fait ailleurs de garder les écoles par les forces de défense et de sécurité dans des situations comme celles que nous vivons, ce sont plutôt ces forces de défense et de sécurité qui sont à l’origine de suspension de cours et chassent les élèves de leurs établissements en prenant d’assaut les portes des établissements scolaires et les principaux artères qui jouxtent les écoles, empêchant ainsi les élèves de faire cours. Tout en invitant le Gouvernement à plus de discernement dans les prises de décisions par rapport à l’urgence du moment, le Bureau Exécutif de l’UNDR exige du ministère de la Sécurité Publique le départ sans délai des forces de défense et de sécurité des portes des établissements scolaires pour que les élèves reprennent les cours demain jeudi 05 février 2015 dès les premières heures.

 

N’Djamena, le 04 mars 2015

Le Secrétaire National à la Communication et Relations Extérieures Max KEMKOYE

Téléphone: +235 66 07 55 04
Adresse : Rue 5079
Code postal : 1064
Ville : N’Djamena
Email : m.kemkoye@gmail.com

 

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