Les autorités tchadiennes à travers la direction générale de la police nationale ont fait une déclaration inopportune dans le but de salir l’image de véritable association de droit de l’homme (CTDDH) sur l’acte criminel posé par un de leur membre.

La convention tchadienne des défenses de droit de l’homme (CTDDH) a fait une alerte pour dénoncer l’enlèvement d’un de ses membres. Pourtant a aucun cas les services de l’état ont été indexés.

C’est tout à fait normal pour toute association de la société civile, d’agir ainsi afin de préserver l’intégrité physique d’un de ses membres, qui est arrêté de manière illégale. On ne peut dans ce cas faire de reproches à une association de droit de l’homme qui agit en toute responsabilité.

Après vérification sur le motif de l’interpellation de leur membre, la CTDDH s’est désolidarisée de l’acte criminel posé par son secrétaire chargé de la mobilisation. Cela est largement suffisant pour faire taire les polémiques autour de cette affaire, mais à la grande surprise, la direction générale de la police nationale s’est saisie de cette affaire pour discréditer les vraies associations de défense de droit de l’homme, dans le but de les faire disparaître et de laisser les champs libres aux prétendues associations créées et entretenues par le régime.

À titre d’exemple, le secrétaire l’Union Nationale des Jeunes Cadres pour la Consultation et la Cohabitation pacifique conduite (UNJCP), SIDICK SOUGUI LONY, un homme fabriqué de toute pièce par le régime de Deby a commis l’irréparable ces derniers jours sans qu’il ne soit inquiété pour la gravité de l’acte posé alors que la police s’acharne gratuitement sur la CTDDH, qui n’a que fait son devoir.

Si cet acte avait été commis par un vrai acteur de droit de l’homme, il y aurait eu un acharnement médiatique et une cabale sans cesse suivie d’une interpellation extrajudiciaire.

Le secrétaire l’Union Nationale des Jeunes Cadres pour la Consultation et la Cohabitation pacifique conduite (UNJCP), SIDICK SOUGUI LONY, avait organisé un simulacre de tournée, financée par des services occultes dans l’est du Tchad. Leur slogan est la cohabitation pacifique, mais pourtant cette association et son secrétaire général ont manigancé et coordonné la torture d’une femme qui s’avère être la femme du cousin du secrétaire général de l’UNJCP. Cet acte est perpétré par des adolescents qui vivent sous le toit de leur cousin en périple au Cameroun.

Les 2 adolescents ont reçu l’instruction de prendre violemment à parti la femme de leur cousin, conformément à la directive donnée par le secrétaire de l’Union Nationale des Jeunes Cadres pour la Consultation et la Cohabitation pacifique (UNJCP), conduite par SIDICK SOUGUI LONY. Les deux gamins armés de gourdins et de chicotes ont fait irruption dans la nuit du jeudi 21 novembre 2019 aux environs de 22 h, dans la chambre à coucher de la femme pour lui administrer de coups de gourdins et de chicotes.

Avant de passer à l’attaque, ces adolescents téléguidés ont procédé à la fermeture de la porte principale d’entrée afin d’éviter toute intervention des voisins. Ils ont arraché le téléphone portable de la femme et ils l’ont copieusement molesté jusqu’à ce qu’elle perde conscience.

Les cris de détresse des enfants de la victime ont alerté les voisins, et le salut est venu d’une autre femme étrangère à la famille. Cette dernière qui dormait dans une chambre mitoyenne a pu ouvrir la porte pour que les voisins puissent s’interposer.

Après l’incident, dans un état comateux, la victime a été conduite à l’hôpital et pu reprendre conscience vers 4 h du matin.

Une source anonyme évoque avoir vu l’instigateur SIDICK SOUGUI LONY tenir une rencontre avec les 2 adolescents agresseurs en présence d’une autre personne se nommant Abderahim ROZI, une heure avant l’agression devant l’entrée de la maison de la victime.

Plus tard, après l’agression, les voisins ont demandé des explications sur les raisons qui conduisent les deux adolescents à molester la femme de leur cousin. Les deux agresseurs ont justifié dans un premier temps avoir battu la femme de leur cousin parce qu’ils n’arrivent pas à manger à leur faim.  Ils ont battu la femme c’est pour la contraindre à leur donner à manger. La thèse avancée par les deux adolescents est soutenue par SIDICK SOUGUI LONY et Abderahim Rozi.

Comment peut-on prétendre être un acteur de la société civile qui organise une tournée dans l’est du pays afin d’appeler les Tchadiens à vivre en harmonie, et commanditer une violence faite à une femme ?

Les deux agresseurs interrogés par leurs proches dans un deuxième temps sont revenus sur leur première déclaration et ont accusé le secrétaire général de l’Union Nationale des Jeunes Cadres pour la Consultation et la Cohabitation (UNJCP), SIDICK SOUGUI LONY. Ils affirment sans complaisance de les avoir organisés et instruits pour brutaliser la femme de leur cousin. « Nous n’avons jamais eu de problème pour manger à la maison. On mange bien à notre faim, mais c’est Sidick qui nous a conseillé de battre la femme de notre cousin et de la faire sortir de cette maison, et c’est que nous avons appliqué à la lettre », ont-ils martelé.

Plutôt que de s’en prendre régulièrement à des associations de la société civile responsable qui font normalement leur travail, l’État devrait s’atteler à assainir ce milieu en débarrassant la société civile de certaines personnes aux moralités douteuses qui écument ce milieu et soutiennent aveuglément le régime prédateur d’Idriss Deby.

Plusieurs actes de tortures imputés à cette association (UNJCP) à l’égard des jeunes filles ont été remarqués.

Le secrétaire l’Union Nationale des Jeunes cadre pour la Consultation et la Cohabitation Pacifique (UNJCP), SIDICK SOUGUI LONY serait arrêté en 2012 avec les enfants du général Moussa Haroun Tirgo pour un acte de viol collectif sur une jeune lycéenne. C’est ce qui lui a valu l’expulsion de son lycée. La police nationale devrait mener des enquêtes en ce qui concerne la femme qui a été prise par des adolescents téléguidés par ce SIDICK et de procéder à leur arrestation afin qu’ils répondent de leurs actes.

Il n’est pas dit que c’est parce qu’il appartient au même groupe ethnique de Déby et sa prise de position en faveur de celui-ci qu’il doit se soustraire à la justice. Ce tortionnaire proche du régime est capable d’envoyer d’autres voyous pour s’en prendre à l’intégrité de cette femme.

Les conventions internationales et les lois nationales abolissent les violences exercées sur les femmes. Les associations de défenses de droit de l’homme devront condamner vigoureusement la violence sur cette jeune femme innocente entretenue par les proches du régime.

Correspondant particulier 

Tchadanthropus-tribune

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