Le paysage urbain du Tchad est marqué par une urbanisation anarchique qui entrave le développement public et privé, en particulier dans des villes comme N’Djamena, qui n’ont pas bénéficié d’un plan d’urbanisation structuré.

Ce problème compromet le bien-être des citoyens, en entraînant des encombrements, des décharges sauvages, des inondations, des conflits de voisinage, et bien d’autres conséquences néfastes.

Il est essentiel de distinguer entre les espaces publics, tels que les trottoirs, les parcs, les rues, et les domaines publics, qui sont des terrains et immeubles appartenant à l’autorité publique. Malheureusement, de nombreux domaines publics font l’objet d’une occupation illégale, notamment dans un contexte de forte croissance démographique à N’Djamena.

Sur les 1529 réserves répertoriées, 403 sont occupées à des fins résidentielles, 88 à des fins commerciales, et 389 à des fins d’utilité publique. Ces occupations sont pour la plupart illégales, selon un rapport du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat, et de l’Urbanisme.

Ces chiffres alarmants révèlent des lacunes évidentes dans la politique d’urbanisme du Tchad. Les autorités doivent donc agir pour récupérer les réserves de l’État illégalement occupées. Il ne s’agit pas d’une question partisane, mais d’une nécessité pour restaurer l’ordre constitutionnel. Bien que cela puisse entraîner des expulsions, il est crucial de procéder de manière réfléchie, pour éviter de répéter les erreurs du passé.

En 2008, un projet similaire a abouti à la destruction de nombreuses maisons au profit d’infrastructures publiques, mais certains de ces espaces ont ensuite été utilisés à des fins personnelles. Il est essentiel que cette opération actuelle de récupération des terrains de l’État soit menée de manière transparente et réglementée, avec un accent sur la communication et la sensibilisation pour minimiser les répercussions sur la population.

 

En somme, il est temps d’agir pour mettre fin à l’occupation illégale des réserves de l’État au Tchad, dans l’intérêt de la justice et du bien-être commun.

Le Tchadanthropus-tribune avec Alwhida

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