De sources dignes de foi, après recoupement de la 1ère information sur la confiscation des téléphones portables des citoyens, il s’avère qu’au-delà des problèmes de mœurs, c’est la tension sociale qui a poussé le gouvernement Pahimi à procéder à la confiscation des Smartphones de la population. La grogne sociale et les messages à caractère rebelle diffusés sur Wattsup, Viber et Imo, ont attiré l’attention des autorités de la dictature. La sensibilisation sur les réseaux sociaux attraits à l’incitation de la haine, et les messages multi communautaires des groupes sur Wattsup inquiète les autorités de la dictature. Selon nos sources, une commission sous l’autorité du 1er ministre a été mise en place pour faire face à la situation. Mais ce qui apparaît comme une mauvaise affaire est la confiscation arbitraire des téléphones des citoyens. Depuis mardi dernier, des fouilles inopinées ont été faites sur les citoyens à certains carrefours de la ville de N’Djamena. Les Smartphones de la population sont arrachés et confisqués sans raison. On vous arrête au faciès, on vous prend votre téléphone en vous demandant de retirer votre carte SIM et on le balance dans des sacs de jutes apprêtés à cet effet. Les autorités ne prennent même pas le temps de recenser ou d’enregistrer les noms de ceux à qui on arrache le téléphone. Le 1er ministre Pahimi Padacké et le ministre de l’Intérieur Ahamat Bachir sont au courant de la situation qui imprime une atteinte grave aux libertés individuelles. Nous l’avons souvent dit, la démocratie au Tchad est un leurre. Les Tchadiens vivent dans une atmosphère d’insécurité publique affirmée, et cela se passe sous les yeux des partenaires internationaux, ceux-là mêmes qui assistent un pouvoir autocrate et un potentat exécutant… Nous reviendrons.

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