Au Tchad, les députés ont examiné, mercredi 9 janvier 2013, en session extraordinaire un projet de modification de la Constitution à l’initiative du groupe parlementaire Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir. Cette modification concerne notamment les articles consacrés au régime des incompatibilités, les fonctions que le chef de l’Etat ne peut exercer et supprime l’inamovibilité des juges de la Cour suprême. Les discussions ont été vives et marquées par plusieurs incidents.

 

Les députés étaient réunis pour donner une position de principe sur la proposition de modification de la Constitution initiée par le groupe parlementaire majoritaire du MPS. Mais les débats ont très vite tourné à l’empoignade après qu’un député de l’opposition a qualifié le Tchad de « République bananière ». Le ministre en charge des Relations avec le Parlement, Samir Adam Annour, a répliqué les opposants de « rats et chiens cachés dans des placards pour écrire aux chancelleries occidentales ».

L’opposition a alors protesté en demandant à répondre au ministre : en vain. La vingtaine des députés de l’opposition a donc quitté bruyamment l’hémicycle ne laissant en place que ceux de la majorité. Après le départ de ses collègues, un député membre de la majorité a néanmoins condamné les propos du ministre.

La proposition a finalement été adoptée par 160 voix pour et une abstention. Mais elle devra faire un aller-retour entre le gouvernement et le Parlement pour des amendements avant une adoption très probablement le 25 janvier, peut-être -hélas- avec des nouvelles invectives.

 

 

Par RFI

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