L’histoire mondiale, égrenée dans le temps, a connu, tantôt la barbarie, tantôt la loi du plus fort. Voilà que la révolution française (1789), ouvre la porte, au concept de l’Etat moderne, et, affirme du coup, les droits inaliénables du citoyen.

Des royaumes " aux pouvoirs absolus ", nous sommes passés, à l’Etat de droit où les citoyens sont appelés à choisir leurs dirigeants, au suffrage universel donc par un vote libre.

 

Depuis l’indépendance (11 aout 1960), le Tchad n’a vu passer, que des dictateurs : Ancienne colonie française, sa situation géographique, au coeur de l’Afrique, continue de lui jouer des tours. La dictature actuelle, avec le MPS (comme Parti Etat), a atteint le summum de la violence et de la mauvaise gouvernance.

 

Dès son arrivée au pouvoir (1990), Déby disait " ni or ni argent, mais la liberté " ; la conférence  nationale qui a suivi (début 1993), avec des participants, triés sur le volet, finit :

 Par légitimer, la prise du pouvoir par les armes;

 Et, plébisciter Déby, comme le prochain " président du Tchad “.

 

D’élection truquée en élection truquée, tous les cinq ans, il se fait élire sans s’inquiéter, car, tout est joué d’avance. Comment ça se passe? Déby fait créer, plusieurs Partis politiques (financés par les deniers publics) dont les dirigeants, s’engagent à le soutenir. " Alliés, au MPS, ils quadrillent tout le pays, et battent campagne avec l’argent public, coulant à flots. 

Comme, pour montrer à l’opinion internationale que les élections, sont libres et démocratiques, il met en place, une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). En vérité, cet organe dont la composition, est décidé par Déby, lui-même, n’à aucun pouvoir.

 

De même que l’Alternance, est impossible, sous Déby; les citoyens tchadiens, ne bénéficient d’aucun Droit. Les journalistes et les syndicalistes, constituent la bête noire du régime; à plusieurs reprises, des rédactions, furent saccagées et des syndicalistes ont séjourné en prison. Faut-il rappeler, que le nombre des prisons, a plus que triplé, en 23 ans de règne.


Journalistes et Syndicalistes, ne sont pas les seuls ennemis du régime. Déby a, une fâcheuse tendance, à humilier ses propres collaborateurs, en les accusant de détournement des deniers  publics. Tour à tour, Mrs. Haroun KABADI, Mahamat Ali Hassan, Mahamat ZEINE BADA, Ahmat ANNADIF et bien d’autres, ont eux aussi, fait de la prison.


 
Comme les juges sont nommés par lui-même, ils seront relâchés, plusieurs mois, plus tard, sans aucun procès. Aussi inexplicable, que cela puisse paraitre, après quelques temps, ils sont rappelés et responsabilisés : ce qui fait dire aux tchadiens, "  qu’un responsable politique, en prison, aura un Bonus, à sa libération “.

Ces dénis de Droits, donc de justice, sont érigés en règle de gouvernement. La disparition tragique, de Mr IBN OUMAR chef de file de l’opposition (2008), est venue nous rappeler, les autres crimes, tout aussi tragiques, du régime de Déby : C’est le cas de : Maitre BEHEDI, Mrs Bisso MAMADOU et Mahamat SEID, Mr. Djimaldé MBAILAO, Mr. Abbas KOTY, Mr. Bichara DIGUI…

 

Jamais, le Tchad n’a été aussi divisé. (Cinq cents cantons, 100 sous-préfectures, 30 préfectures et autant de gouvernorats). L’Administration territoriale est la plus militarisée de la sous-région : Dans les régions, ce sont les Commandants militaires qui font régner la terreur. Illettrés ou analphabètes, ils sont tous des généraux de l’armée et proches parents de Déby.

 

C’est dans ce cadre, que la Dictature s’exerce, au vu et au su de tout le monde. Et la Gestion, me direz-vous!


 –  Le Président Déby est le seul ordonnateur des dépenses publiques. En nommant, son frère comme Directeur Général des Douanes, il s’assure toutes les recettes indirectes.


 –  Directeur des Projets présidentiels, son fils Daoussa Déby veille, sur tous les Marchés Publics;


 –  Un autre fils,  Directeur général de la raffinerie, mais, également, chargé de la commercialisation du Brut tchadien; etc., etc.

Si, on circule, dans les grandes villes, plusieurs bâtiments, menacent de s’effondrer : Ecoles, Lycées, centres médicaux, sont autant " d’éléphants blancs " , qui ont permis , de remplir, les poches de Déby et de sa bande de prédateurs.

Le gouvernement n’ayant pas investi, dans la construction des bâtiments administratifs, et, vu le nombre croissant des Ministres, est confronté à une crise de logement. Pour y pallier, les Barons du régime, louent à l’Etat, plusieurs immeubles ou villas, leur appartenant. Plus grave, non seulement, le loyer mensuel est très élevé, mais, ils se font payer, plusieurs mois, D’AVANCE… La durée moyenne d’un Bail, est de cinq ans. C’est comme le Mandat du Dictateur…

Des ONG de l’humanitaire, viennent de lancer un cri d’alarme : " près de 2 millions de tchadiens sont menacés par la Famine “. En dix ans, le Pétrole a rapporté, près de 10 milliards de dollars. Malgré tout, la famine menace, les fonctionnaires ont deux mois de salaire, en retard ; Pas d’électricité, même dans Ndjamena; La Santé, l’Education et la Jeunesse, sont les secteurs les plus sinistrés. 

C’est donc, ce FOSSOYEUR des droits de l’homme, cet AFFAMEUR du peuple et DESTABILISATEUR, de la Centrafrique, que Mr. HOLLANDE, s’apprête à le recevoir, une fois encore.

J’en appelle à tous les démocrates français, de peser de tout leur poids, afin que, le Président HOLLANDE, renonce à accueillir Déby.

Mr. MAHAMAT TAHER Ali Nanaye,  Membre de l’Opposition tchadienne de l’Extérieur
 alinanay11@yahoo.fr

 

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